Recherches démographiques: plus de visibilité pour l’Iford

C’est l’un des projets majeurs du mandat d’Emmanuel Nganou Djoumessi, nouveau président du Conseil des ministres de l’institution lors de sa visite de prise de contact jeudi à Yaoundé.

L’Institut de formation et de recherches démographiques (IFORD) était en fête jeudi. A l’origine de cette ambiance, la visite du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), nouveau président du Conseil des ministres de l’institution. Tour à tour, Emmanuel Nganou Djoumessi s’est rendu au campus de l’université de Yaoundé I, où il a eu un échange avec les étudiants, puis, à l’immeuble siège sis au centre administratif. Un accueil chaleureux lui a été réservé par les membres du corps diplomatique et l’instance dirigeante de l’IFORD venus nombreux pour la circonstance. Dans leurs allocutions respectives, le président du conseil d’administration Nicolas Ndayishimiye  et la  présidente de la réunion des partenaires de l’IFORD, Gisèle Baouanga-Kalou ont adressé leurs félicitations au nouveau président du Conseil des ministres de l’établissement. Ils l’ont également interpellé sur les défis à relever.

Créé en 1972, l’IFORD est un organisme inter-gouvernemental jadis financé par les Nations unies et le Cameroun, puis depuis 1992 par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa). Il est depuis quelques années en proie à des difficultés financières et infrastructurelles. D’après Nicolas Ndayishimiye, des solutions ont toutefois été trouvées pour faire de l’IFORD un centre d’excellence et de référence en sciences de la population pour le développement de l’Afrique. Au rang de celles-ci, l’adoption en 2014 du plan quinquennal de recherche et du nouveau plan stratégique à moyen terme de l’IFORD 2014-2018, ainsi que l’arrimage au budget-programme et la gestion axée sur les résultats. D’où les nombreuses attentes placées sur le président du Conseil des ministres.

« Je trouve une structure avec de nouveaux textes organiques fonctionnels et une nouvelle approche managériale. Mon mandat sera donc placé sous le signe du renforcement des acquis, la dotation à l’IFORD d’un campus unique et plus de visibilité au niveau international et auprès des pays-membres », a déclaré Emanuel Nganou Djoumessi. Elu en septembre 2014 et officiellement installé en avril 2015 pour un mandat de trois ans, le nouveau président avoue ne pas être en territoire étranger. « L’Iford ne m’est pas inconnu. Jusqu’à ce jour, c’est mon département ministériel qui assure la tutelle administrative de l’institut au Cameroun », a-t-il déclaré. Pour mener à bien les missions qui lui sont dévolues, il a annoncé vouloir être plus proche de l’institution.