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Politique RDPC – Pascal Messanga Nyamnding: «Je ne me sens pas concerné par ce Conseil de discipline»

Politique RDPC – Pascal Messanga Nyamnding: «Je ne me sens pas concerné par ce Conseil de discipline»

Soupçonné par une partie de l’opinion d’être parmi les «indisciplinés» du Rdpc, l’enseignant de droit et de sciences politiques, membre du Comité central du parti au pouvoir dit être sans crainte d’être sanctionné.

Soupçonné par une partie de l’opinion d’être parmi les «indisciplinés» du Rdpc, l’enseignant de droit et de sciences politiques, membre du Comité central du parti au pouvoir dit être sans crainte d’être sanctionné.

Vous avez été présent au Palais des Congrès peu avant l’installation des membres de la Commission de discipline du Rdpc instituée par le président national du Rdpc. Y êtes-vous allé pour une raison particulière?

J’y étais pour 3 raisons : apporter la preuve aux caciques de mon parti que je soutiens sans réserves toutes les initiatives du président national du Rdpc et par conséquent la mise en place de cette commission ad hoc ; en tant que membre du Comité central et militant historique du Rdpc, je voulais historiquement vivre ce moment qui n’est rien d’autre que la fin d’une récréation qui n’a que trop duré, sifflée par le président national qui nous apporte la preuve qu’on ne joue pas avec le Rdpc et enfin, je suis le fondateur national du mouvement des biyaïstes qui n’est rien d’autre que ceux qui soutiennent sans prétention cachée le triomphe des idéaux du Renouveau incarné par notre président national. Mais malheureusement, je n’ai pas assisté à l’installation parce qu’on m’y a privé. On a voulu que ce soit juste les impétrants qui participent aux travaux.
Qu’est-ce que ce plaidoyer a à voir avec la Commission de Discipline qui semble vous viser si nous nous fions aux soupçons de l’opinion publique après la défaite du Rdpc à Yabassi dont certains vous accusent.

Ce conseil de discipline concerne de nombreux pontes du régime, ceux qui ont bafoué la circulaire du président national au vu et au su de tout le monde. Les cas d’indiscipline sont récurrents au sein du Rdpc ; ils sont entretenus par des monstres froids qui usent de toutes sortes de subterfuges pour discréditer la politique du chef de l’Etat au sein du gouvernement et maintenant dans le parti.

Alors, vous pensez que cette commission disciplinaire ne vous vise pas et ne vise pas ceux qui ont la même posture que vous?

En aucun moment je ne me sens concerné. Comme le chevalier Bayard, je suis sans crainte et sans reproche. Pour moi, ce conseil de discipline est le procès des imposteurs ; qui ne veulent pas assumer leur propre turpitude croyant qu’ils tromperont tout le temps le président national.

Qui voulez-vous mettre en cause ?

Mais incontestablement, il s’agit de cetains camarades occupant des fonctions au gouvernement et au secrétariat général du parti. Ceux qui ont imposé sur les listes leurs mentors, leurs fidèles, leurs protégés, leurs frères, leurs épouses, leurs cousins et leurs amis bafouant ainsi la circulaire du président national claire comme l’eau de roche parce qu’elle desssinait le portrait des militants qui devaient être investis.

Pour vous, que pouvons-nous attendre de ce conseil de discipline ?

Pour moi il aura un triple impact : premièrement en mettant en place le conseil de discipline, le président national Paul Biya met de nombreux cadres du parti à l’épreuve de la vérité. Ensuite, le président national perce l’abcès de l’hypocrisie, du complot et du mensonge que certains ont érigé en gouvernance dans leurs relations avec le président de la République parce qu’ils occupent des postent stratégiques et mettent toute leur intelligence en œuvre contre le président Paul Biya et ceux qui le soutiennent continuellent depuis son accession à la magistrature suprême et enfin, ce conseil de discipline, et c’est mon souhait, peut être une opportunité pour la restructuration du Rdpc, la rénovation des membres du secrétariat général par des militants engagés et intègres qui ont d’abord fait leur école au sein des organes de base et qui veulent servir avec intégrité le parti.

N’est-ce pas là le procès de Paul Biya qui a toujours choisi ces « médiocres » que vous dénoncez ?

Le président national a donné la chance à certains camerounais pour qu’ils lui montrent ce qu’ils savent faire ! Hélas ils se sont plutôt contentés de former des réseaux de succession et de contrôle de son pouvoir ; or la patience du président national a des limites. Il est un homme informé, pour preuve il vient de siffler la fin de la récréation.

Finalement, au regard de la mise en place de ce conseil de discipline la montagne ne va-t-elle pas accoucher d’une souris ?

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Le temps du président n’est pas celui de certains malpropres, ces pourvoiristes sans coeur qui occupent des fonctions de pouvoir et qu’il faut politiquement mettre hors d’état de nuire pour nous éviter une catastrophe irréparable. C’est pourquoi je suis convaincu que ce conseil ne sera pas une messe de politique politicienne ou de polémique, mais une instance qui permettra au Rdpc d’être encore plus fort et de mieux préparer avec les hommes qu’il faut les défis des grandes réalisations qui feront du président de la République l’homme qui a apporté la démocratie et la prospérité au Cameroun.

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