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RDPC : les Renouvellements pires que les investitures

RDPC : les Renouvellements pires que les investitures

Les opérations de renouvellement des organes de base du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dont la fin est annoncée pour le 10 décembre prochain sont en train d’étaler au grand jour la fragilité du parti du flambeau.

Les opérations d’investiture des candidats auraient-elles fait plus de bien au parti au pouvoir pour renouveler les bureaux de ses organes de base que le renouvellement sur la base des élections ? Cette question anime les débats dans les différents états major du Rdpc au regard du concert de protestations et affrontements enregistrés depuis le lancement de ces opérations de renouvellement. En effet, elles se comptent au bout des doigts les circonscriptions électorales au sein desquelles l’unanimité a marqué les élections. Dans la plus part des cas, ce sont des affrontements physiques et verbales entre protagonistes. Certaines autorités administratives ont été prises à partie tout comme les membres des commissions de supervisions et de coordination de ces opérations, sur qui un doigt accusateur a été pointé à tort ou à raison comme étant les responsables de la pagaille.

Les listes ont été disqualifiées sans raison valable, des consensus contre nature formés. Tout ceci a le mérite de créer des tensions au sein du parti, des désistements et des démissions en faveur de certains partis de l’opposition qui pour l’instant offre des possibilités à certains hommes politiques de s’exprimer et briguer les postes. Au niveau du sommet du parti, ce n’est pas la grande sérénité. L’autorité du secrétariat général du comité central est mise à rude épreuve par certains membres influents du bureau politique. Certains n’hésitent pas à prendre des décisions qui vont à l’encontre des directives du secrétaire général du comité central. Une fois de plus l’arbitrage et le recadrage de Paul Biya, le président national sont attendus.

Au regard des velléités manifestées par certains barons du parti, tout laisse penser comme disait un membre influent du comité central répondant à une question d’une chaine de radio international, qu’il y auraient des batailles de succession au sein du parti après Paul Biya. Une manière simpliste de dire que pour l’instant la stabilité précaire dont jouit encore ce parti est le fait de la présence physique de Paul Biyacamer.be du fait de la peur que certains sur ses réactions parfois inattendues. Au regard de la situation actuelle, on ne peut s’empêcher de se perdre dans des questionnements au sujet de l’avenir du Rdpc. Que deviendra ce parti après le départ de son président national ? Certains cadres qui se montrent dociles aujourd’hui ne se transformeront-ils pas en de véritables « diable en robe bleu » ?

Autant d’interrogations qui augurent un avenir à la fois mouvementé et incertain pour le parti au pouvoir qui ne compte malheureusement pas de vice-président national comme cela est le cas dans les autres formations politiques. Dans ces partis la hiérarchie est clairement définie. Au Rdpc par contre selon l’article 17 des textes de base, les instances dirigeantes sont le congrès, le comité central et le bureau politique. Le congrès se réuni en congrès ordinaire tous les cinq ans et en congrès extraordinaire sur convocation du président national ou à la demande des 2/3 sur convocation du président national ou en cas de force majeur par le bureau politique et présidé par le doyen d’âge. Pour certains analystes ces dispositions ne sont pas suffisamment claires pour garantir la continuité en cas d’absence du président national. Avec un vice-président national concluent ces analyses la situation sera plus facilement maîtrisable car la hiérarchie du partie sera respectées.

 

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