À QUOI BON D’ÊTRE UNE NATION PROTECTIONNISTE DANS L’ART LITTÉRAIRE POUR LA LITTÉRATURE À L’ÈRE DE LA TECHNIQUE/TECHNOLOGIE ?

À QUOI BON D’ÊTRE UNE NATION PROTECTIONNISTE DANS L’ART LITTÉRAIRE POUR LA LITTÉRATURE À L’ÈRE DE LA TECHNIQUE/TECHNOLOGIE ?

L’ Afrique en miniature est trop littéraire ! N’en déplaise au Prof Owona Nguini ou au Dr. Thierry Amougou, toutes les nations littéraires comme le Cameroun seront « tondues » par des peuples techniquement et technologiquement forts.

Au Cameroun tout ce résume à la politique ; Tout le média camerounais, l’éducation et autres secteurs sont confisqués par une seule catégorie de personnes ressortissantes ce qu’on appelle Sciences politiques ou juridiques. Il suffit juste de scruter les différents débats ou émissions radiophoniques et télévisés sur les chaînes nationales ou dites panafricaines où Ingénieur , Informaticien et Technicien sont inexistants.

Pendant que d’autres nations s’investissent dans le développement techniquo – technologique, l’Afrique en miniature s’endort et endort la masse avec les sciences dites « sociales ».

Mettons le bep-bep universitaire de côté.Que nous apportent (quels impacts) les sciences juridiques sociales dans la vie du camerounais lambda ?

Quelques constats pris parmi tant d’autres

1.    Les personnes qui vendent sous « les parapluies » au bord de la rue
Toutes les personnes qui vendent sous « les parapluies » au bord de la rue sous la tempête, le soleil, la pluie, le vent, la poussière, etc…et sur la poussière, le torrent, les chics et autres, dites-nous, qu’ont apporté les sciences sociales à ces personnes ? Quelles sont les personnes des sciences juridiques ou alors des hommes et femmes du DROIT qui se sont levées pour régler leurs conditions de vie? N’est-ce pas que si nous observons bien, cela saute aux yeux nus que c’est grâce aux forgerons, soudeurs, menuisiers métalliques qu’elles peuvent aussi manger leur tapioca quotidien?

2.    Pour produire de l’eau c’est toujours d’autres nations qui viennent le faire à notre place pendant ce temps cela bavarde dans les médias avec des UNES de journaux ne montrant ou ne traitant que les mêmes sujets tous frondés à la politique. Les chaînes de TV ou radios sont devenus des lieux où l’intellectuel crie c’est à dire le lieu du championnat des meilleurs crieurs de la nation. L’intellectuel dans les domaines des sciences techniques ou technologiques a « poom ». De toutes les façons, je ne suis pas la seule à voir cela. Voici quelques réactions prises du site CIN [1]:

a) Lolabe : « Bon!! donc, les nationaux camerounais sont incapables d’investir 72 Million d’euro pour un projet d’eau potable à Yaoundé économiquement rentable sur 15 ans? »

b) Man Tara : « Évidemment on tourne ça en un problème politique. Alors que ça pointe à l’ineptie des camerounais. Tout le monde viendra se faire de l’argent sur notre dos en nous vendant NOTRE EAU. Ça fait pitié. […] Tous les camerounais se spécialisent en politique et rien d’autre.»

c) Océane : « Nous sommes des adeptes de la forme et jamais du fond ; de la lettre et jamais de l’esprit de celle-ci. Un peuple qui se spécialise dans la lettre en faisant fi de l’esprit de la lettre est bon pour être tondu par les autres peuples »

Quelques points de vue pris dans le forum cameroon_politics :

1- Ngassa H. Lewe : « Autrefois, les architectes/ingénieurs étaient à la fois, philosophes, mathématiciens, poètes, et physicien et même spirituels.
Un regard sur les réalisations de  l’époque egypto-nubienne, permet de comprendre aisément comment cela a pu être d’un grand apport dans le progrès, tant sur le plan scientifique que social et même sociétal.
Et même à une époque encore récente, on retrouve des hommes brillants à la fois scientifiques, philosophes  et aimant de la littérature. Le Mathématicien Pascal en est un. 
On ne saurait, à mon humble avis, penser un monde avec les seules  idées de la science sans intégrer les aspects philosophiques nécessaires à l’osmose et l’adéquation entre les différents aspects de la réalisation « scientifiques ». Toutes ses disciplines, lorsqu’elles sont mises ensemble, c’est l’humain qui gagne. Une seule de ses disciplines manque à l’appel, c’est bonjour les ratés irréversibles. Et il  ne faut pas s’arrêter seulement aux disciples telles qu’elles sont conçus aujourd’hui par une bien-pensance. Il faut penser à tous les hommes et femmes quelque soit leur niveau d’instruction. Ce n’est plus un idéal, mais un fait indéniable. Toute peuvre scientifique devrait aussi répondre aux attentes des personnes auxquelles elle est adressée. Si les philosophes et scientifiques s’enferment dans leur bulle pour pondre aux  frères et sœurs de de Lolodorf ou de Yokadouma, un projet qui ne leur parle pas, c’est aussi un échec, fut-il excellentissime du point de vue scientifique.
Toutes ses disciplines se tiennent donc frangine elles doivent impérativement rester réaliste pour leurs destinataires dans certaines situations. »

2- Dr. Thierry Amougou « C’est tout de même très inquiétant de penser encore au 21ème siècle que les sciences et techniques ne relèvent pas toutes d’un sous-bassement philosophique, moral, historique, culturel et religieux propre aux sociétés qui leur donne naissance. Non seulement aucune appropriation technique réelle et crédible pour le développement n’est possible sans pensée préalable sur ce que vous êtes, vos valeurs et votre projet de vie, mais aussi aucun physicien, aucun chimiste, aucun mathématicien, aucun ingénieur digne de ce nom, ne peut se passer de la philosophie, préalable à toute construction de modèles théoriques de base qui imaginent le monde et la matière. Tous les grands physiciens et chimistes sont aussi des philosophes à la base: lisez la théorie du big bang, vous verrez que ce n’est rien d’autre qu’une philosophie de la matière de l’infiniment petit (le quantique) à l’infiniment grand (la cosmologie).  par conséquent, sans mettre en doute l’universalité des résultats scientifiques sur la matière, utiliser les techniques qui viennent d’ailleurs exige un sérieux travail de réflexion sur nous, nos valeurs, nos contextes, nos histoires et nos projets de sociétés afin que l’appropriation, à défaut de la création de techniques locales, ne soit pas désincarnée et contre productive.
Un pays peut se développer avec le travail et des résultats scientifiques obtenus pars d’autres uniquement sous cette condition-là. Exemple, la Corée du Sud est N°1 mondial de l’électronique mais elle n’a jamais inventé le microprocesseur à la base de plusieurs innovations technologiques dans ce secteur. Elle a simplement fait en amont un travail d’appropriation adapté à son projet de société. La pensée sert à cela et est irremplaçable car elle porte le monde en tête avant de le réaliser concrètement sur le terrain. Joseph Kizerbo, éminent historien Burkinabè disait: il faut un développement clé en tête et non clé en main car accepter un développement clé en main revient à s’assoir sur la natte des autres.»

3- Dr. Owona Nguini : «Un ingénieur n’est pas plus utile qu’un juriste parce ce que tu oublies c’est que la plupart des juristes sont des ingénieurs de la régulation juridique(avocats, notaires, huissiers, juris-conseils, juris-consultes).Un physicien n’est pas plus important qu’un philosophe en soi!!!!Si on peut être d’accord avec toi, qu’il faille donner de la consistance aux formations techniques et technologiques, il faut savoir qu’aucun champ technologique ou praxéologique ne peut se développer puissamment sans un approfondissement de la recherche fondamentale qui lui ouvre la voie. Or, l’ouverture de l’espace de la recherche fondamentale est liée à des conditions philosophiques et techniques. Il faut connaître l’histoire de la pensée, de l’imagination et de l’art pour voir son lien avec celle des pratiques et des techniques, de l’expérimentation et des applications. Ce dont nous souffrons chère Lydie c’est d’une conception qui dichotomise la réalité. Sache si tu n’as pas fait de sciences sociales que sur ce terrain, les idées font partie de la réalité et contribuent à configurer la réalité à venir. Il n’y a donc pas de divorce à avoir entre les idées et le « terrain » »

4- Nyangkwe Agien Aaron : « Les hommes de droit déblayent le terrain sinon les Ingénieurs seront mangés par les charognards. »

5- Alain Nanzé « Il y a les états qui font la richesse par leurs matières premières et il y a les individus qui crée la richesse par les industries, la science, la technologie et les services au profit des états et des populations. […] Il y a ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler la troisième voie qui est la voie la meilleure dans la longue lutte qui nous a dans un premier fait esclaves de la vision du monde des autres et qui, petit à petit, s’est transformée en domination scientifique et commerciale de l’occident sur l’Afrique puisque nous sommes dans la gouvernance des multinationales dans un monde où on consomme sans limites(c’est qu’il faut d’abord apprendre!!!). Quel Baccalauréat avez-vous? Le Bac A4? Pourquoi avoir choisi ce bac colonial en lieu et place d’un vrai Bac – celui de la vérité des mots et des objets!?»

Conclusion

Ne faisons pas du protectionnisme de formation universitaire car la génération de nos ancêtres a promu et fabriqué des outils utiles pour l’épanouissement de l’homme et de la femme. La nôtre s’endort et endort les populations dans les sciences sociales…
Il faut équilibrer…..Cela fait pitié! L’ Afrique en miniature est trop littéraire…Il faut arrêter cela…! Cela doit changer! Je dis qu’il faut équilibrer…
Ceux et celles qui sont dans les sciences techniques – technologiques doivent prendre leur place et même dans les médias…

NB : Ce texte est à la fois une collection de point de vue et une ouverture à ré-penser la place de l’Ingénieur et du technicien dans la nation camerounaise sur tous les plans, car le Cameroun vit sous domination et dictature des littéraires qui ne créent que chômage aigu et abrutissent la masse.

[1] source: http://www.cameroon-info.net/reactions/@,64498,7,cameroun-eau-potable-yaounde-des-indiens-pour-la-production-de-50-nbsp-000m3-par.html

Pour la promotion d’une nation multilingue, technique – technologique –  numérique !

 

camernews-Lydie-Seuleu

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