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A quelques jours du Mondial… La Primature au centre des premiers scandales

A quelques jours du Mondial… La Primature au centre des premiers scandales

Après avoir été disqualifiés de participation en Coupe du monde, les ministères du Tourisme et des loisirs, le Mincommerce, le ministère des Petites et moyenne entreprises de l’économie sociale et de l’artisanat, le Minepat, et mêmes les 30 membres de la délégation du ministère des Arts et de la culture pourtant très attendus par la Fédération de l’Etat d’Espirito Santo, n’ont pas fait le déplacement. On avait pensé que l’Etat du Cameroun, à travers son gouvernement a bien intégré dans son plan d’urgence, que la Coupe du monde est une grande vitrine de visibilité planétaire. Même si le football reste le véritable socle, il appartient à chacune des 32 nations de manifester sa capacité à se vendre dans plusieurs compartiments : la culture, le tourisme, l’artisanat…C’est dans ce sillage que la Primature a demandé à différents ministères d’élaborer des offres et les déposer au ministère des Sports et l’éducation physique. A la faveur d’une réunion très controversée (à en croire des sources) tenue le 16 mai, l’arbitrage de la Primature a disqualifié le Mincommerce, le Mintoul, le Minepat, le Minpemeesa. « Il y a de l’arbitraire dans la sélection du Pm. Comment peut-on espérer étaler en terre brésilienne, le Cameroun, sans le tourisme et l’artisanat» s’indigne un cadre en service de l’administration centrale. Des sources dignes de foi, attestent que, après la disqualification du Cameroun, le Mintoul qui a budgétisé sa participation à 80 millions, a fait face à une opposition de la Primature, en voulant prélever cette somme dans ses lignes pour financer la fabuleuse aventure. Curieusement. Des 67 membres de la délégation officielle validée par la Primature, les 30 du ministère des Arts et de la culture, n’ont pas embarqué. Une fois de plus apprend-on, la Primature a excellé dans l’arbitraire en affectant de l’argent au Minsep, sans en donner au Minac. Si le Minrex et le Mincom (qui ont désigné chacun deux représentants), ont jeté leurs poulains en pâtures, le Minac qui compte le plus grand nombre des troupes, a décliné l’offre. « L’embarquement s’est fait dans l’opacité et un black-out total sur les conditions de voyage (aller et retour), le séjour, l’hébergement, la nutrition. Si quelqu’un parmi les artistes peintres, ceux du ballet national, s’égare, il ne saura où aller du fait de l’absence des repères ; ni même des conditions du voyage qui restent floues et incertaines » avoue un artiste. Ama Tutu Muna se braque Au niveau du ministère des Arts et de la culture, l’on n’a pas voulu faire le voyage vers l’inconnu ; devant l’incertitude d’une prise en charge. « La délégation du Minac est composée d’experts dont on en attend des prestations dans la ville de Victoria à l’Etat d’Espirito Santo. Or, ils ne peuvent pas bouger s’ils n’ont pas le financement des matières d’ouvrage, permettant de s’exprimer dans son art ; ni même des informations sur les frais de séjour. Il en est aussi des artistes (qui ne peuvent pas quitter leurs familles sur un coup de tête), qu’on ne peut jeter dans l’avion comme des bagages. On connaît le Cameroun ; en cas de débâcle, ce sera le sauve qui peut. Pour ceux qui n’auront pas eu, ne serait-ce que le ticket de voyage (aller et retour), ils seront abandonnés à leur triste sort, dans un désenchantement affligeant » affirme une source du Minac. A quelques heures de l’embarquement, Ama Tutu Muna a instamment demandé aux 30 membres de la délégation du Minac, de ne pas embarquer tant que toutes les conditions nécessaires pour l’aventure brésilienne n’étaient pas réunies. Selon nos sources, on s’achemine vers une crise diplomatique entre le gouvernement camerounais et l’Etat d’Espirito Santo. Avec l’arrivée de l’équipe nationale du Cameroun à Victoria, la Fédération de l’Etat d’Espirito Santo, voulait marquer un grand coup à l’esprit de ses populations qui seront orphelines de matches de football. En échange, ledit Etat, voyait une aubaine au regard de la diversité culturelle du Cameroun dont les innombrables prestations devaient concourir à une animation constante. Pour faire preuve d’une générosité débordante, la fédération de l’Etat d’Espirito Santo, selon nos sources, a offert gracieusement à la délégation officielle de l’équipe nationale, 120 logements dont 20 villas avec autant de limousines. Bien plus, ce geste de cœur s’est accompagné de la réalisation technique et logistique du « village Cameroun » (tout ce dont on peut avoir besoin pour une véritable expression culturelle). Selon certaines sources, les différents intermédiaires ont voulu transformer ces dons en services qu’ils allaient vendre à l’Etat ; empochant ainsi les retombées financières de manière illicite. Cet affairisme ayant été mis à nu, l’on a multiplié des couacs et des actes d’antijeu pour torpiller le voyage des 30 membres de la délégation du Minac. La délégation officielle du Cameroun qui est déjà en terre brésilienne y séjourne, sans être en ce moment capable de satisfaire la première et grosse attente de la fédération de l’Etat d’Espirito Santo. Une entourloupe que le Cameroun risque payer chère.

 

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