QUE S’EST-IL PASSÉ EN CLASSE DE 1ERE D AU LYCÉE D'AVEBE-ESSE VENDREDI 13 SEPTEMBRE DERNIER ?

QUE S’EST-IL PASSÉ EN CLASSE DE 1ERE D AU LYCÉE D’AVEBE-ESSE VENDREDI 13 SEPTEMBRE DERNIER ?

R. M., élève en classe de 1ère D : « Il a dit que Paul Biya est très vieux »
On était en train de faire cours d’anglais, le professeur a posé la question de savoir ce qui cause la guerre. On a commencé à répondre que ce sont les injustices et les rebellions. Il a encore demandé, estce que c’est vraiment ça qui cause la guerre dans notre pays ? Nous avons dit oui, c’est ce que nous pensons. Il a dit non, selon moi, ce n’est pas vraiment ça. C’est le système en place qui cause la guerre dans notre pays. Il n’a rien fait depuis pour promouvoir le bilinguisme dans le pays. Les anglophones sont marginalisés. Nous avons un président très vieux pour diriger ce pays, il ne contrôle plus rien, ayant déjà mis long au pouvoir. Que le grand dialogue national que le Chef de l’Etat a convoqué là va échouer.

[InArticle]

D. L. E. O., élève en classe de 1ère D : “Il parlait juste des causes de la guerre”
On faisait cours d’anglais, le titre était sur la guerre et selon moi, ce que j’ai entendu, le professeur n’a rien dit de mauvais. Il parlait juste des causes de la guerre et il était en train de discuter avec un élève. Il était en train de parler des causes et des conséquences de la guerre, il n’a rien dit de mauvais.

Simon Pierre Omgba Fouda, proviseur du lycée d’Avebe-Esse : “Beaucoup de dérives”
Monsieur le délégué départemental des enseignements secondaires a interrogé une dizaine d’élèves en classe et tous nous témoignent que le cours de monsieur Fongang qui est un cours d’anglais a beaucoup plus été expliqué en français. Le portail des camerounais de Belgique. Et dans les témoignages des élèves, les exemples qui ont été pris par le professeur et qui nous été ont transmis par les élèves, en tant que pédagogue, ces exemples-là étaient sortis du cadre de la leçon. Les exemples dénigraient les institutions de l’Etat camerounais. Ces exemples n’étaient pas du tout orthodoxes à l’endroit du président de la République du Cameroun. Ces exemples pouvaient être interprétés avec beaucoup de risque par rapport à la situation sociopolitique du moment. Nous avons remarqué qu’il y’a eu beaucoup de dérives.