Qualité des politiques et institutions nationales: Le Cameroun en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne

Selon le classement 2015 de la Banque mondiale, avec une note de 3,1 sur 6, le pays enregistre un score en deçà de celui de l’ensemble des pays de cette partie du continent qui est de 3,2.

Voilà un autre classement qui n’honore pas le Cameroun. Dans l’évaluation 2015 de la qualité des politiques et des institutions nationales réalisée par la Banque mondiale, le pays s’en sort avec une note de 3,1 sur 6, alors que la moyenne de l’ensemble des pays de l’Afrique subsaharienne est à 3,2. 237online.com Cette étude évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Et, la moitié des pays africains affichent des performances relativement faibles dans leur environnement politique en faveur du développement et de la réduction de la pauvreté, indique cette évaluation. La moyenne de 3,2 de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne est similaire celle de 2014, et, est identique à celle de tous les pays éligibles pour des crédits de l’IDA. Ce

classement est basé sur 16 indicateurs de développement couvrant quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’inclusion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale correspond à la moyenne des quatre domaines évalués, précise-t-on. Ainsi, sur l’indicateur de gestion économique (politique monétaire et de change, politique budgétaire et politique et gestion de la dette), le Cameroun enregistre un score de 3,5, pendant que la moyenne africaine est à 3,3. 237online.com Pour ce qui est des politiques structurelles (commerce, secteur financier et cadre réglementaire des entreprises), avec une note de 3,2, le Cameroun est juste au niveau de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Pour les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et la promotion de l’équité (égalité des sexes, équité de l’utilisation des ressources publiques, valorisation des ressources humaines, protection sociale et main-d’œuvre, politiques et institutions axées sur la durabilité écologique), le Cameroun est en dessous de la moyenne avec une note de 3,0 contre 3,2. Enfin, pour la gestion des institutions publiques (droit de propriété et gouvernance fondée sur les règles, qualité de la gestion financière et budgétaire, efficience de la mobilisation des recettes, qualité de l’administration publique, transparence, redevabilité e corruption dans le secteur public), le Cameroun est également en dessous de la moyenne avec une note de 2,9 contre 3,0 en Afrique subsaharienne. De manière générale, apprend-on de ce classement, seuls sept pays sur trente-huit ont amélioré leur performance, tandis que douze pays ont vu leur note décliner. Grâce à une série de réformes de politiques publiques, le Rwanda est de nouveau en tête du classement avec une note de 4,0, suivi du Cap-Vert, du Kenya et du Sénégal, qui affichent tous les trois une note de 3,8. Des améliorations dans plusieurs domaines ont enrayé la chute de la note du Ghana, qui passe de 3,4 en 2014 à 3,6 en 2015. Les pays ayant réussi à mettre un terme aux violences ont enregistré des améliorations modestes. Au terme de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses performances, précise ce rapport, la performance de la Côte d’Ivoire (3,3) relative à l’utilisation équitable des ressources publiques a progressé en 2015, sans que cela se traduise par une amélioration de sa note. En revanche, les notes du Burundi (3,1) et de la Gambie (2,9) ont été revues à la baisse, démontrant que des conflits et une faible gouvernance peuvent freiner les progrès de développement et les avancées en matière de politiques publiques.