Prudence et vigilance à la gare ferroviaire de Yaoundé

Le lieu de départ pour les régions septentrionales du pays fait l’objet d’une surveillance des jours de crise.

Nul ne sait le lieu, ni l’heure. Voilà pourquoi il faut renforcer le dispositif de sécurité. A la gare ferroviaire de Yaoundé, lieu très fréquenté en cette période de vacances scolaires, un dispositif de sécurité a été mis sur pied. Il faut désormais montrer patte blanche pour accéder à la gare. « J’ai été fouillé par un vigile muni d’un détecteur magnétique, par la suite mon sac à main aussi a été fouillé.», témoigne Rabyatou Moussa.
Selon le directeur de l’exploitation Mobirail Taraise Zeh, un dispositif de sécurité était déjà installé à la gare avant ces tristes évènements vécus dans la région de l’Extrême-Nord. Cependant, suite aux attentats successifs de la secte terroristes à Maroua, ce dispositif à été renforcé. « Devant chaque entrée de la gare, nous avons installé un personnel de sécurité chargé de faire la fouille des passagers, visiteurs et de leurs sacs avec des détecteurs des métaux et des caméras dans chaque coin », déclare, avec assurance, M. Zeh.                                                                     

La police spéciale du chemin de fer qui, selon ce directeur, a été mandaté depuis 1974 avec un décret d’application en 1975, pour tout problème de sécurité au niveau des rails a également été renforcée. « Nous avons un dispositif à l’extérieur et à bord des trains qui est visible. Nous faisons des fouilles des sacs et des passagers lors de l’embarquement et du débarquement», poursuit M. Zeh. Selon un bagagiste qui à requis l’anonymat « les bagages laissés par les passagers avant le départ sont passés au détecteur de métaux, si l’appareil signale un objet suspect, nous fouillons le sac pour retrouver l’objet pouvant servir à une attaque de tout genre ».
A la gare de Yaoundé, les visiteurs n’ont plus accès aux quais à leur guise. Pour y accéder, il faut présenter au préalable sa carte nationale d’identité. Par la suite, un badge frappé du sceau « laissez passer » est remis au visiteur. A l’extérieur de la structure, un service de renseignement civil qui coopère avec l’armée est positionné dans la cour pour observer l’attitude de chaque personne se trouvant près de la gare.