Protection sociale: La traite des enfants en débats

Le séminaire qui s’est ouvert hier à Yaoundé vise à mettre en place une stratégie nationale de lutte contre le travail des mineurs.

Aujourd’hui 120 millions d’enfants dans le monde sont astreints aux travaux forcés. En ce qui concerne le Cameroun, les statistiques réalisées en 2010 par l’Ins révèlent qu’environ 27% des enfants sont soumis aux travaux forcés. Compte tenu de l’ampleur de ce phénomène, le gouvernement du Cameroun réitère sont engagement à éradiquer le travail des enfants, sous toutes ses formes. A cet effet, les experts sont réunis à Yaoundé depuis hier et ce jusqu’au 10 avril prochain. C’est à la faveur d’un séminaire de renforcement des capacités des membres du comité directeur national de lutte contre le travail des enfants.
Cet atelier organisé conjointement par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) en collaboration avec le Bureau international du travail (Bit) vise non seulement à offrir au comité directeur de lutte contre la travail des enfants et des outils techniques concourant à une meilleure appropriation du plan d’action national pour l’élimination du travail des enfants au Cameroun, mais aussi offrir un espace pour la validation et l’adoption du document cadre en vue de l’élimination du travail des enfants dans le travail domestique et de la protection des jeunes travailleurs en âge légal de travailler au Cameroun. Pour mener à bien cette étude, la société civile par le biais des organisations des travailleurs et des employeurs du Cameroun prennent part aux travaux. «Avec la mise sur pied de ce comité nous pensons que nous allons véritablement travailler ensemble pour l’éradication de la traite des enfants dans notre pays », notifie le président des organisations des travailleurs du Cameroun.

Durant les trois jours que vont durer ces ateliers, les ambassadeurs de la lutte contre la traite des enfants échangerons de fond en comble sur des thématiques directement liées au travail forcé des enfants au Cameroun. Avec notamment les conventions N°138 et N° 182 de l’Organisation internationale du travail (Oit) sur l’âge minimum d’accès à l’emploi, les pires formes de travaux forcés des enfants et ses différentes implications par rapport au contexte national relatif au travail des enfants.
Ces discussions qui représentent la énième du genre depuis la ratification par le Cameroun en 2001 des conventions de l’Oit, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss), Grégoire Owona, qui a présidé l’ouverture solennelle des travaux, entend limiter les théories et annonce une phase pratique de répression au sortir de l’atelier. «Après le séminaire, nous allons passer aux actes concrets pour éradiquer le travail forcé des enfants à l’horizon 2017», a déclaré Grégoire Owona lors de la cérémonie d’ouverture des travaux.