Propriété industrielle : les Africains se protègent plus

En 2015 l’OAPI a délivré 7800 titres, en nette augmentation par rapport à 2014 où on en comptait 5900.

Au même titre que le miel blanc d’Oku et le poivre de Penja, Scotch Whisky fait désormais parti de la famille des indications géographiques protégées à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Cette nouvelle née de l’écurie OAPI vient ainsi porter à cinq le nombre d’indications placées sous la coupole de l’institution. Une victoire de plus qui témoigne de la vitalité de l’institution et de l’intensité de ses activités notamment durant l’année 2015.
D’après le rapport annuel 2015 de l’OAPI en effet, cette année a été marquée par de fortes demandes de brevets, de marques ainsi que de dessins et de modèles industriels de la part des résidents et non-résidents de l’espace OAPI. Le document indique que l’OAPI a enregistré 529 demandes de brevets, 5045 demandes de marques et 353 dessins et modèles industriels. Mais au total, l’organisme a délivré 7806 titres pour le compte de l’année 2015 contre 5758 en 2014, soit une augmentation de 35,57%. Les demandes de titres reçues par l’institution en matière de propriété industrielle se situent à 5927 dépôts. Soit une croissance de 1,54% par rapport à l’année 2014. Toutefois, les demandes pour les brevets et les dessins de modèles industriels ont diminué de 8,4% en 2015 (539 contre 578 en 2014). L’évolution des demandes de dépôts de brevets sur la période en revue montre que les pays industrialisés sont les principaux usagers de la propriété industrielle dans l’espace OAPI. Néanmoins, l’utilisation du système de brevet reste concentrée entre les déposants de l’espace OAPI et ceux de cinq autres pays que sont les Etats-Unis, la France, la Chine, le Japon et  l’Allemagne, qui comptabilisent environ 73% des demandes.