Projets intégrateurs en zone CEMAC : Cinq corridors régionaux à aménager

Ils font partie de la douzaine d’initiatives prioritaires sélectionnées par les Etats de la sous-région pour un montant de 2 820 milliards de F.

Gameroun-Gabon-Gui-née équatoriale, Cameroun-Tchad, Cameroun-Centrafrique, Cameroun-Congo et Gabon-Congo. Voilà les cinq corrodors régionaux de transport qui seront réhabilités dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour faciliter le transit entre les six pays de la zone. La réhabilitation de ces passages fait partie de la douzaine de projets jugée prioritaire et validée parmi les 84 sélectionnés au départ par les autorités des Etats de la zone.

Les ministres en charge de l’Economie et des Finances de la Communauté ainsi que les premiers responsables des institutions sous-régionales l’ont réaffirmé hier à Yaoundé lors des travaux de la deuxième session extraordinaire du comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref-Cemac).

Le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo s’est dit satisfait du déroulement des travaux. Il est revenu sur les douze projets retenus à l’occasion. Outre l’aménage ment des corridors, on compte la construction d’un pont sur le fleuve Ntem, la construction de la voie express Lolabe-Campo (40 km) et celle de la route de Ndende-Doussala (144 km) ainsi que l’aménagement de la route Kogo-Aku-renam.

L’on compte également l’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques. Il y a aussi l’interconnexion des réseaux électriques Cameroun-Tchad. Sans oublier l’interconnexion du Cameroun avec les pays de la Cemac par fibre optique et la construction du port sec de Beloko. Le montant estimé pour le financement de ces projets intégrateurs est évalué à 2820 milliards de F.
Le groupe de travail a également identifié les bailleurs de fonds susceptibles d’accompagner la mise en œuvre de ces projets intégrateurs. Au rang desquels la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. L’on compte aussi les Fonds koweïtiens et les banques islamiques du golfe. Selon Michel Cyr Djiena Wembou, secrétaire permanent du Pref-Cemac, ces projets n’ont pas été choisis au hasard.

Leur état de maturité notamment la disponibilité des termes de références, les avants projets sommaires et détaillés, les études de faisabilité économiques et techniques ont prévalus dans leur sélection. De même que l’évaluation financière estimée et les dossiers d’appels d’offre disponibles. Par ailleurs, il a été décidé de faire venir Interpol dans la zone afin que les déplacements soient sécurisés. Le sujet sur la mise en place des comités nationaux d’origine pour la limitation des importations était également à l’ordre du jour •