PRIX DIASPOCAM 2014 : UNE LISTE DES NOMINÉS FORTEMENT CONTESTÉE

PRIX DIASPOCAM 2014 : UNE LISTE DES NOMINÉS FORTEMENT CONTESTÉE

Jamais évènement culturel n´a soulevé autant de critiques et de contestations comme le Prix Diaspocam 2014 du samedi 13 décembre 2014 au salon de la Libération á Seine Saint-Denis, en région parisienne. Tant la liste des nominés que la personnalité du président du jury ont soulevé et continuent encore de soulever un véritable tollé général aussi bien dans la salle que sur les réseaux sociaux á tel point que certains parlent de mascarade et de la volonté manifeste de régler des comptes.

A l´initiative de Franck Ebellé , promoteur culturel bien connu á Paris, le prix Diaspocam 2014 est une idée noble initialement conçue pour primer tous ceux et celles qui œuvrent pour la promotion de la culture camerounaise dans la diaspora, mais qui est entrain de devenir un « machin » aux mains d´un groupuscule de personnes qui entend régler ses comptes á ceux et á celles de leurs compatriotes qui pensent autrement que lui. Si tant il est vrai qu´aucune œuvre humaine n´est parfaite, il est tout aussi vrai que Diaspocam souffre déjà de malformations á sa naissance puisqu´elle se limite pour l´essentiel, á la diaspora camerounaise en région parisienne comme si c´est dans ce petit espace géographique seulement que l´on trouve la diaspora camerounaise dans le monde, ou du moins en Europe.
 
Deux hommes, deux caractères

Déjà dans la salle et le lendemain dans les chaumières et les réseaux sociaux, les prix décernés aux 10 candidats retenus dans les 15 catégories en compétition lors de la soirée Diaspocam 2014 font jaser le milieu du showbiz de la diaspora camerounaise depuis le début de cette semaine et ceci pour très longtemps encore. A cela vient s´ajouter la personnalité très controversée dès le départ même, souligne-t-on, du président du jury Armand Nlend, qui était lui-même en compétition, c´est à dire juge et partie á la fois puisqu´il s´est octroyé le Prix d’honneur que l´on omet volontairement de mentionner sur le site internet de diaspocam.

En effet, promoteur culturel de longues dates, Armand Nlend, dit-on, traine derrière lui plusieurs casseroles culturelles qui remettent en cause même la moindre bonne foi qu´il peut manifester. Nombreux sont ceux qui pensent que l´associer á un projet, pire le désigner président d´un jury, c´est signer l´arrêt de mort du projet. Ces derniers lui reprocheraient son égo surdimensionné qui voudrait qu´il soit l´alpha et l´oméga dans le showbiz parisien.

A l´inverse, il serait prétentieux de faire porter le chapeau de la mascarade et de la contestation nées de la publication des résultats au seul Armand Nlend alors que le jury était composé de 5 membres dont Simon Mbenda, promoteur culturel basé à Frankfurt, Freddy Mix Etame, celui-là même qui prépare minutieusement la soirée de gala de l´artiste Charlotte Dipanda du 08 mars 2015 à la Cigale à Paris ,mais qui malheureusement se lance dans l´invective puérile oubliant que celle-ci pourrait ternir la promotion de son spectacle; il y avait aussi l´artiste Henri Njoh et un 5éme membre basé au Canada qui, quoiqu´absent á la soirée,  a dés jeudi avait transmis ses propositions aux autres membres.

Comment ne pas aussi  déplorer la passivité de l´organisateur Franck Ebellé qui face á notre micro, reconnaissait avoir tiré les leçons de cette vague de contestations certes, mais qui regrette de n´avoir pas pu trouver un jury devant faire l´unanimité?

Au demeurant, certains membres du jury joints au téléphone ont fait état de ce que leur marge de manœuvre pour décider était très limitée, surtout avec le principe du vote électronique qui a lui seul comptait pour 40% sur l´ensemble des votes contre 60% pour le jury, ce qui aurait eu pour conséquence de défavoriser certains poids lourds de la culture camerounaise en 2014. « Le vote électronique n´est pas un gage du sérieux des résultats », reconnait Simon Mbenda, membre du jury et informaticien de formation. « Le webmaster peut décider que le candidat X reçoit 50 points á chaque clic sur son nom, tandis qu´un autre candidat n´en aura qu´un seul clic », va-t-il préciser.

Pour Dr. Armand Nghemkap, l´absence d´un huissier lors du dépouillement des votes permet de douter de la légalité des résultats. Des résultats qui ne collent point á la réalité sur le terrain.

De cette réalité du terrain, parlons-en. Car, ne pas récompenser la splendide Rosine Memi de quelque prix majeur que ce soit, et précisément, celui du meilleur communicateur en 2014, est un crime de lèse-majesté et même une malhonnêteté intellectuelle. Lui refuser cette reconnaissance au regard du  grandiose concert du groupe X-Maleya à l´olympia en septembre dernier qu´elle porta sur ses épaules comme une femme qui traine 9 mois de maternité, au simple et fallacieux prétexte qu´il fut un « concert d´Etat » devrait être une raison de plus pour la primer. Malheureusement, ceux-là même qui ne vendirent pas cher sa peau lorsqu´elle les sollicita, étouffent depuis lors, de complexes et de jalousie face á l´aura que lui a procuré le succès éclatant et mondial du passage du groupe X-Maleya à l´Olympia, comme si pour eux l´adage selon lequel « aux âmes bien nées, la valeur n´attend point le nombre d´années » n´a pas de sens.

Comme du cas Rosine Memi, celui de Hilaire Sopie et de sa maison de production Sopieprod laisse sans voix. L´on voudrait ici aussi comprendre pourquoi les raisons évoquées pour justifier le prix incontesté et incontestable remporté par le très aimable Pascal Pierre ne s´appliquent pas au cas Hilaire Sopie? Faut-il y voir une sanction contre sa présence au diner-conférence organisé par le promoteur Gauthier avec l´artiste Coco Argentée á l´occasion de la fête internationale de la femme du 08 mars 2015. Ce serait une erreur grave; c´est oublier qu´un homme de média est un historien du présent qui doit être partout  où l´évènement se déroule, sans discrimination aucune.

Qui n´a pas vu Hilaire Sopie et SopieProd parcourir chaque semaine toute l´Europe entière en 2014 á la recherche de l´information, pendant que certains concurrents ne sont jamais allés au-delà de la région parisienne. Qui mieux que lui a réalisé autant de vidéos et couvert autant d´évènements d´ici et du Cameroun en 2014?

Dans la même foulée, seul le jury est á même de faire le distinguo entre le meilleur artiste camerounais (Petit-Pays) et le meilleur artiste de la diaspora (Mani Bella) comme si l´un interdit l´autre et vice-versa.

Diaspocam 2014 est un bon projet malheureusement couché sur le lit de la mascarade dont fut victime le public, mais aussi certains grands noms de la musique camerounaise qui acceptèrent gentiment d´associer leur image á cet  évènement, mais une fois dans la salle vont découvrir la supercherie et s´en iront sans crier gare deux heures plus tard. Un autre doyen de la musique ayant requis l´anonymat va tout simplement décliner l´invitation.

La guerre des clans

La levée de bouclier que suscite aujourd´hui la soirée diaspocam 2014 vient révéler á la face du monde que le milieu du showbiz camerounais á Paris surtout, est un marigot á caïmans où deux clans s´étripent les chignons pour avoir la mainmise totale en la matière, laissant très peu de chance au nouveau venu dans l´arène, á défaut de se laisser embrigadé. Ici, les relations se font et se défont au gré des humeurs et des intérêts: Argent, sexe, promotions canapé et délation y règnent en règles de société. Il suffit de flirter avec un membre d´un groupe pour que l´autre vous déclare la « guerre » avec un sourire narquois en coin. Alors, soit vous abdiquer, soit vous montrez patte blanche.

Les deux groupes se jettent des peaux de banane et malheur á celui qui glissera le premier.
Pour preuve, en date du 08 mars 2015, chaque groupe organise un évènement d´envergure á la faveur de la journée internationale de la femme. D´une part, Gauthier du restaurant Le Laakam et Cie rendront gloire aux femmes avec l´artiste Coco Argentée, pendant que tout juste á quelques encablures de là, Jimmy Mix Etame va aider la charmante Charlotte Dipanda à marquer le monde et les esprits á travers un spectacle á la Cigale, une autre salle de spectacle mythique à Paris. Mais diantre! Pourquoi organiser deux grandes soirées á la même date et dans la même ville, au lieu de décaler les dates pour donner au public et aux deux artistes l´onction populaire et la réussite attendues ce jour-là? « Sacré camerounais de Paris », s´exclame une jeune camerounaise qui a décidé de ne pas aller ni chez l´un , ni chez l´autre, mais de soulever son kaba du 08 mars 2015 en famille.

Les Lauréats de Diaspocam 2015

  • Meilleur Artiste de la Diaspora: Mani BELLA
  • Meilleur Organisateur Événementiel de la Diaspora: CHONELAZ
  • Meilleur Artiste Camerounais: Petit PAYS
  • Meilleur DJ de la Diaspora: DJ TARZAN
  • Meilleur Artiste Espoir: Christian YOMBO
  • Meilleur Manager: Guy METANG
  • Meilleur Présentateur: Pascal Pierre
  • Meilleur Communicateur: Alain Le Mignon
  • Meilleur Discothèque: BIBLOS 5*****
  • Meilleur Restaurant: La DOYENNE
  • Meilleur Comédien: Thomas NGIDJOL
  • Meilleur Cinéaste: NOUGAY ARTISTIK TV
  • Meilleur Auteur: BLACK EDIBE
  • Meilleur Diaspogirl: ELVERICE LINS
  • Prix D’honneur: Armand NLEND

 

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