camernews-biya

Presidentielle 2018: Pour l’écrivain camerounais Patrice Nganang, il est possible de battre Paul Biya avec le Code électoral actuel

Presidentielle 2018: Pour l’écrivain camerounais Patrice Nganang, il est possible de battre Paul Biya avec le Code électoral actuel

Le co-fondateur de Generation Change conseille à l’opposition d’abandonner cette bataille pour se concentrer plutôt sur la mobilisation des populations.

C’est un point de vue qui va certainement décevoir beaucoup d’acteurs politiques de l’opposition au Cameroun. Dans une publication sur sa page Facebook, l’écrivain camerounais Patrice Nganang estime que le Code électoral ne saurait constituer un obstacle pour battre le président de la République, Paul Biya dans une élection présidentielle au Cameroun. L’enseignant camerounais estime que Célestin Djamen et bien d’autres politiques qui présentent la réforme du Code électoral comme une condition sine qua non pour avoir des élections transparentes au Cameroun font preuve de « naïveté politique ».

« Toute élection se gagne avec le code électoral qu’on a. Si vous n’êtes pas contents, ne participez donc pas a l’élection, qui, elle, même avec un bon code électoral, ne débouche pas toujours sur le bon résultat. En 1933, Hitler a gagne les élections avec le code électoral de l’Allemagne d’alors, et les Américains qui se croyaient protégés viennent d’élire président un homme qui a pourtant perdu de près de 3, 000,000 de voix. Si c’était en Afrique je vous jure qu’Hillary Clinton serait à la CPI et que des centaines de milliers d’Américains seraient morts dans une guerre civile », explique-t-il.

En s’attardant sur la réforme du Code électoral, les opposants camerounais cachent  mal selon lui,  leur incapacité à mobiliser les populations. « Si on est incapable de mobiliser les populations, ce n’est pas un bout de papier qui va vous sauver. Pour mémoire, en 1992, Paul Biya n’avait pas seulement eu 39%, il avait bel et bien été battu sur la base d’un code électoral boiteux, dans une élection à un seul tour. Je répète: il avait été battu dans une élection à un seul tour. Manière de dire a mes amis qui ne croient pas au pouvoir du peuple de commencer a écouter un peu plus celui-ci, et surtout, a étudier l’histoire politique des nations », rappelle-t-il.

Une sortie qui fait déjà énormément réagir. David Eboutou, chroniqueur politique camerounais estime par exemple qu’« Un bon code électoral est un préalable ». « En Gambie par exemple où tout était verrouillé, ajoute-t-il, les opposants ont concentré leurs efforts au changement du code électoral qui a permis la victoire de la coalition à travers Barrow ».

camernews-biya

camernews-biya