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Présidence du Sénat : Niat Njifenji veut-il démissionner ?

Présidence du Sénat : Niat Njifenji veut-il démissionner ?

Une rumeur persistante rapporte que la deuxième personnalité de la République aurait évoqué avec le chef de l’État, l’idée d’écourter au plus vite son bail à la tête de la Chambre haute. On lui prête de sérieux problèmes de santé. Info ou intox ? La Météo a enquêté.

Le président de la Chambre haute est à Genève en Suisse depuis le 15 octobre, dans le cadre d’une tournée interparlementaire. Seulement, alors qu’il conduit une délégation des sénateurs à la 133e Assemblée de l’Union interparlementaire (Uip), une folle rumeur n’arrête de se répandre dans les salons feutrés de la République. Le patron du Sénat aurait ainsi, apprend-on, exprimé, à travers une lettre adressée il y a près d’un mois au président de la République, ses intentions d’abréger sa charge de plus en plus contraignante.
D’après des indiscrétions puisées à bonne source, l’homme serait en butte à une santé de plus en plus déclinante, qui ne lui permettrait pas d’assumer pleinement ses contraignantes missions. Des indiscrétions le disent ainsi, à 81 ans, officiellement, davantage à la disposition permanente de ses médecins, tant au Cameroun qu’à l’extérieur, que concentré sur sa tâche.

Il sera pourtant difficile, au chef de l’État, d’accepter de gaité de cœur de se séparer d’un camarade de parti aussi loyal, mais aussi d’un confident qu’il connaît au moins depuis sa période d’étudiant en France. Marcel Niat Njifenji est aussi de ceux qui se sont battus, dans les années 90 pour la cause du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans une ville de Douala transformée en chaudron par l’opposition. En ces temps où le régime montrait de sérieux signes de fébrilité, aussi bien dans le Littoral qu’à l’Ouest et dans les zones anglophones, l’homme avait savamment bâti un réseau de cadres de son département d’origine (le Ndé), dénommé le Cercle de réflexion et d’action pour le triomphe du Renouveau (Cratre), dédié à la propagande de Paul Biya.

La réaction contrastée des proches. La Météo, a vainement tenté, tout le week-end durant, de joindre l’intéressé qui, comme on l’imagine est généralement joignable même de l’extérieur grâce au roaming. Dans le proche entourage de la deuxième personnalité de la République cependant, on soutient mordicus ne pas être au courant d’une quelconque correspondance du président du Sénat au chef de l’État, en rapport avec quelque intention de rendre le tablier.

Ces derniers mois cependant, la rumeur sur la santé supposée déclinante de l’ex-directeur général de la Société nationale d’électricité du Cameroun (Sonel) et ancien vice-Premier ministre, n’a cessé d’alimenter les préoccupations au sein du sérail. Avant sa première élection à la tête du Sénat, en 2013, l’homme vivait en retrait de la vie publique. Ancien député et ci-devant maire de Bangangté, il vivait paisiblement dans sa ferme de Nkafen, située dans le département du Ndé.

Tombé dans l’oubli après la privatisation de la Sonel, en 2001, une entreprise qu’il dirigea pendant près de deux décennies, cumulant un temps cette fonction avec celle de vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie, cet ingénieur des ponts et chaussées faisait donc figure de revenant quand son nom est apparu, le 8 mai 2013 sur la liste des 30 sénateurs (sur 100) nommés par Paul Biya. Le président du Sénat est, selon les termes de la Constitution, celui qui assure l’intérim en cas de vacance à la tête de l’État. Il organise l’élection présidentielle, à laquelle il ne peut être candidat.

 

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