Pratique du bilinguisme: au contact des réalités

 La délégation de la Commission nationale, conduite par Ama Tuta Muna a été reçue hier au ministère de la Défense, par le ministre, Joseph Beti Assomo.

Si c’était le seul critère, on aurait dit que le ministère de la Défense est parfaitement bilingue. Le ministre Joseph Beti Assomo qui lit son allocution de circonstance, alternant entre l’anglais et le français. « De prime abord, nous constatons déjà qu’il a eu une avancée », premières impressions d’Ama Tutu Muna après la cérémonie d’accueil. Le MINDEF avait eu l’honnêteté de reconnaître que « le ministère n’est pas parfaitement bilingue, mais bilingue tout de même ».

Hier, face à la délégation de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), conduite par Ama Tutu Muna, l’une des membres, Joseph Beti Assomo a présenté les efforts et moyens déployés pour garantir la pratique du bilinguisme.

Pour lui, l’armée, creuset de l’unité nationale, poursuit son chemin de renforcement de celle-ci, à travers l’usage sans discrimination de l’anglais et du français. « La voie vers le bilinguisme intégral se poursuit dans les armées et la gendarmerie », a rassuré Joseph Beti Assomo.
Les différents concours, les communications, les formations sont organisées dans les deux langues. Mais tout ce dispositif reste à parfaire, en l’élargissant dans les démembrements territoriaux de l’armée.

Pour sa part, Ama Tutu Muna a rappelé l’objet de cette descente sur le terrain. C’est que la CNPBM veut évaluer la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives à la pratique du bilinguisme. Car, les membres de cette institution veulent disposer de clichés clairs reflétant la pratique du bilinguisme dans les ministères, notamment celui de la Défense.

Par cette approche, la Commission Musonge entend véritablement promouvoir cet outil de cohésion sociale et de renforcement de l’appartenance à une nation une et indivisible. Le MINDEF a donc invité tous ses collaborateurs à présenter l’état des lieux réel du département ministériel, afin de bénéficier de l’appui-conseil » de la CNPBM, en vue d’améliorer l’usage de l’anglais et du français.