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Pr. Maurice Kamto : le MRC Condamne

Pr. Maurice Kamto : le MRC Condamne

Communiqué au sujet du climat de terreur entretenu par le pouvoir et sur l’ostracisme qui frappe le Mrc.

Mercredi 06 avril 2016, alors qu’un imprimeur contacté par le Ccp, un de ses collaborateurs et un militant de ce parti étaient abusivement séquestrés par le commissaire spécial de l’Arrondissement de Yaoundé V, au motif qu’il s’apprêtaient à imprimer un document de caractère politique, le Vice président du Mrc, M. Emmanuel Simh, par ailleurs Avocat au Barreau du Cameroun, et le professeur Prosper Nkou Mvondo, leader du parti Univers, se sont rendus au service de police concerné pour s’enquérir de la situation.

Arrivés sur les lieux, les deux responsables politiques ont été séquestrés à leur tour par la responsable du service pour interrogatoire. Les deux personnalités ont refusé de se soumettre à l’arbitraire. Après plus de deux heures, et de longues palabres entre la responsable du service et sa hiérarchie, le Vice président Simh et le professeur Nkou Mvondo ont été libérés. Au moment où ce communiqué est produit, l’imprimeur, son collaborateur et le militant du Cpp sont encore séquestrés par la police politique.

Le Mrc condamne fermement le climat de terreur institué par le pouvoir depuis quelque temps. Les communiqués de type stalinien diffusés par les autorités administratives de la ville de Douala et de Yaoundé menaçant ouvertement les mouvements politiques opposés au projet de perpétuation du régime par les moyens non démocratiques s’inscrivent dans cette logique de la terreur d’Etat.

Le Mrc réaffirme sa détermination à lutter, dans le cadre des lois de la République, pour la prise en compte de la volonté des Camerounais, librement exprimée au travers des scrutins électoraux adossés sur un code électoral adopté de manière consensuelle.

De même, le Mrc rappelle que toute modification constitutionnelle qui ne prend pas en compte la modernisation du système électoral et la nécessité d’un consensus national à ce sujet constitue une menace grave pour la paix dans le contexte électoral et postélectoral. Le Gouvernement assumera, seul et pleinement, devant l’histoire, toutes les conséquences de son entêtement actuel à vouloir organiser des consultations électorales, de quelque nature que ce soit, et à modifier unilatéralement la Constitution pour le seul intérêt d’un individu et d’un parti.

 

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