Poursuivi pour corruption, la défense Mebara dénonce une « procédure bizarre »

Le Sénégal a lancé la traque de bien mal acquis sous la houlette de la cour de répression de l’enrichissement illicite en 2012. Le Cameroun n’en invente pas moins. Le président Paul Biya a mis en place l’opération Épervier pour lutter contre la corruption.

Accuse d’avoir détourné près de 5 millions de dollars destinés à l’équipement de l’avion présidentiel, dont l’achat n’a finalement pas abouti, Jean-Marie Atangana Mebara est la première personnalité de l’Etat à tomber sur les filets.

Les faits remontent à 2001 et Mebara alors secrétaire général à la présidence et proche de Paul Biya, s’est abusé de la confiance de ce dernier si on croit à l’accusation.

De son côté, la défense relève une série d’anomalies et dénonce une « procédure bizarre ». Selon elle, les responsables de l’avionneur ne sont par exemple pas cités dans ce dossier pour confirmer ou infirmer les accusations.

Au même moment, Me Claude Assira dans une lettre ouverte adressée au président mentionne « Tous les justiciables, y compris les anciens collaborateurs du chef de l’Etat poursuivis dans le cadre de l’opération Epervier, doivent pouvoir bénéficier de la présomption d’innocence », pour dénoncer une justice qu’il juge absurde et arbitraire.

La reprise du procès est prévue le 21 mai prochain.