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POUR QUI ROULE BOKO HARAM

POUR QUI ROULE BOKO HARAM

Samedi dernier, les panélistes d’ « Electorat » sur Magic FM ont diversement apprécié les tueries de cette secte extrémiste.

Le débat sur « Electorat » de Magic Fm de samedi dernier était entièrement consacré à la lutte contre Boko Haram. La présence des troupes tchadiennes au front, la réunion des experts de l’Union africaine ou les marches patriotiques organisées çà et là ont meublé les interventions des panélistes. Des divergences sont apparues sur la légitimité de Boko Haram d’agir au nom de tous les musulmans et les priorités du gouvernement dans ce contexte de guerre.

Boko Haram agit-il au nom de tous les musulmans ?
Quatre des sept panélistes se sont pratiquement ligués contre Emmanuel Mbegnoun, responsable de la communication du Social Democratic Front (Sdf) pour le Centre, qui a insinué que : « Boko Haram agit au nom des musulmans, parce qu’il invoque le nom d’Allah à chacune de ses incursions ». Franck Hubert Ateba, président de l’Ong Afric’ Avenir et secrétaire national adjoint du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), a directement fustigé cette prise de position. Pour lui, « Boko Haram ne peut pas prétendre agir au nom de tous les musulmans, et encore moins, une partie d’entre eux. Le saint Coran n’enseigne nulle part qu’il faut égorger les êtres humains pour servir Allah». Denis Atangana, président exécutif du Cercle de réflexion et d’actions pour le développement relève quant à lui que : « Boko Haram se discrédite auprès de la communauté musulmane toute entière en se distinguant dans l’assassinat des imams et autres chefs religieux dans les localités où il pénètre ».

Quelles doivent être les priorités du gouvernement ?
Autre point d’achoppement de deux heures d’échanges, les priorités du gouvernement en ce moment. Pendant que certains proposent que la guerre contre Boko Haram soit la priorité absolue des pouvoirs publics, certains panélistes voient l’affaire autrement. Pour Aimé Cyprien Olinga, le président du Front démocratique révolutionnaire (Fdr),« le moment est arrivé pour que le gouvernement s’assoie autour d’une table avec les autres partis politiques afin de revoir la marche des institutions ». La guerre contre les extrémistes justifie une telle assise. Emmanuel Mbegnoun du Sdf abonde dans le même sens en soulignant que « l’exécutif ne s’est pas encore assis avec son opposition ».

Et Denis Atangana d’estimer que la priorité du gouvernement est d’anéantir Boko Haram. Pour lui, c’est la priorité devant les autres dossiers. « En l’état de guerre actuelle dans le septentrion, aucun développement n’est envisageable : les écoles qui ont dû fermer ne peuvent pas rouvrir, les opérateurs économiques ne peuvent pas travailler sereinement », souligne-t-il.

 

 

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