Pour illégalité et abus, le Snjc déclare la guerre au Cnc et menace son président de poursuites judiciaires

Depuis Douala le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), a appelé ce jeudi, tous les hommes et femmes de médias, exerçant sur le territoire camerounais, à boycotter le Conseil national de la Communication(Cnc).
Lors de sa conférence de presse, tenue hier dans la métropole économique, Denis Nkwebo, le président du Snjc, a appelé ses confrères à ne plus déférer aux convocations du Cnc. Par ailleurs, il a invité le président de la République à révoquer les membres dudit conseil, jugé «illégal » aux yeux de la loi, « leSnjc Rechercher Snjc récuse le Conseil national de la communication dont le fonctionnement est rendu illégal et impossible ; la vacance de la présidence ayant été dépassée de six mois. Toutes les décisions prises par leCnc Rechercher Cnc à compter du 04 septembre 2014, date de la forclusion de l’intérim de Peter Essoka sont également nulles et de nul effet. LeSnjc Rechercher Snjc conseille à Peter Essoka de ne plus usurper le titre de président du Cnc, sous peine de poursuites judiciaires », a déclaré le président du Snjc.
Le conflit qui couvait depuis quelques semaines est mis sur la place publique. En effet, le 03 mai 2015,-à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la Presse-, leSnjc Rechercher Snjc avait « officiellement récusé », le Cnc, le jugeant d’ « illégal ».
« Le décret présidentiel n° 2012/038 du 23 janvier 2012 portant réorganisation du Cnc, stipule en son article 15, al. 3 que lorsque l’empêchement du président duCnc Rechercher Cnc excède un délai de six mois, le PR procède au remplacement du président du Conseil, à la diligence du PM. Or, le président du Cnc, Mgr Befe Ateba, est décédé le 4 juin 2014.

 Donc, depuis le 4 décembre 2014, l’intérim assuré par Peter Essoka est forclos. Par conséquent, toutes les décisions prises depuis cette date, sous la présidence d’Essoka sont nulles et de nul effet », précise le Snjc, en guise de justification de la radicalisation annoncée.
LeCnc Rechercher Cnc avait appelé le chef de l’Etat à révoquer l’ensemble des membres du Cnc, car l’organe chargé de la régulation des médias était devenu «un instrument de règlement de comptes».
La goutte d’eau qui fait déborder le vase, est la série de sanctions prises par le Cnc, le 4 juin dernier. Les mesures en question, portent : suspension temporaire du Dp de «Climat Social» et de son organe de presse ; suspension temporaire d’ « Afrique Média » et de 2 journalistes de la chaine panafricaine ; suspension temporaire de «Le Renard» et de son Dp ; suspension temporaire du programme de télévision «Town Cryer» ; suspension temporaire du journal «Vanguard» ; suspension temporaire de « Cameroon Herald ». Les membres duCnc Rechercher Cnc ne se sont pas entendus sur les sanctions à infliger aux quotidiens « Le Messager », « Mutations » et « Emergence ».
« Nous dirions que les membres duCnc Rechercher Cnc avancent masqués », souligne le président du Snjc, dans sa déclaration qui rappelle que le 18 mai, Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la communication a rendu publique, et « unilatéralement », la liste des membres de la commission nationale de délivrance de la carte de presse,-dont un mort-, leSnjc Rechercher Snjc dit ne reconnaître aucune autorité à cette commission,-qui doit être une commission paritaire composée des travailleurs de de la presse, des éditeurs et des représentants de l’Etat.
Les décisions du Cnc, et du Mincom, montrent à suffisance, « une volonté de provoquer le mouvement syndical et de nous pousser à la radicalisation inévitable », menace Denis Nkwebo.
Le Snjc, qui, par ailleurs, a reconnu que de nombreux journalistes camerounais ne sont pas exempts de reproches, les a invités, à plus de professionnalisme, au respect de l’éthique et de la déontologie.