Pour éviter le gaspillage, le Cameroun veut définir les quotas de consommation de téléphone dans l’administration publique

Dans une récente lettre circulaire prescrivant les grandes orientations de l’élaboration du budget 2018 de l’Etat du Cameroun, qui sera voté en novembre prochain par le Parlement, le chef de l’Etat indique un certain nombre de mesures à prendre, afin d’éviter le gaspillage des ressources financières publiques.

Le président de la République préconise, par exemple, «la définition des quotas de consommation de téléphone par administration et par responsable», s’attaquant ainsi à un poste de dépenses somptuaires et incontrôlées, qui contribue généralement à plomber les finances publiques.

A titre d’exemple, en septembre 2016, l’opérateur historique des télécoms, Camtel, réclamait à l’ensemble de l’administration publique camerounaise et aux entreprises étatiques, des arriérés de consommation de téléphone estimés à 65 milliards de francs Cfa.

A titre de comparaison, cette enveloppe représente environ 60% des 110 milliards de francs Cfa investis dans la construction du 2ème pont sur le Wouri ; et 65% des 100 milliards de francs Cfa que représente la masse salariale mensuelle des agents de l’Etat.