Populations autochtones: à l’école des droits fondamentaux

Objectif de la présence du Minas mercredi dernier à Manguengues dans le Nyong-et-Kelle, région du Centre.

Une journée auprès des populations autochtones du Cameroun pour promouvoir leurs droits fondamentaux. Il n’y avait pas mieux pour lancer les manifestations de la 23e édition de la Journée internationale des populations autochtones qui se célèbre le 9 août prochain. Avec pour thème : « Promotion du dialogue intercommunautaire et de l’éducation à la citoyenneté : gage de l’accès des populations autochtones à leurs droits fondamentaux. » La cérémonie a eu lieu mercredi dernier à Manguengues, localité proche d’Eséka dans le département du Nyong-et-Kelle, région du Centre. Le choix n’était pas anodin. En fait, ce lieu chatoyant et accueillant est le symbole de l’intégration des peuples autochtones. Manguengues regroupe plusieurs communautés d’autochtones et valorise ainsi le vivre-ensemble en cette tranche de la population et les riverains. L’ambiance festive qui a primé ce jour n’a pas empêché Pauline Irène Nguene, ministre des Affaires sociales (Minas) de saisir les difficultés auxquelles sont confrontés les autochtones au quotidien. Souvent marginalisés et exclus à cause de leurs modes de vie ancrés sur des réalités socio-culturelles, religieuses et traditionnelles spécifiques, ces peuples de la forêt, des plaines et des montagnes sont victimes de misère profonde, notamment des problèmes liés à l’accès à l’eau potable, à l’éducation et à la prise en charge sanitaire. Et parfois de conflits fonciers avec les autres riverains.
Pour leur garantir les mêmes droits et chances d’épanouissement que tous les autres Camerounais, Pauline Irène Nguene a procédé à l’ouverture officielle de la Case de dialogue intercommunautaire de Manguengues, avec en prime la tenue d’une session de dialogue dont la volonté affichée est de consolider le vivre-ensemble entre les populations autochtones et riveraines. Mais aussi d’après le Minas, d’assurer que les projets de développement conduits dans le biotope ne portent pas atteinte à leurs droits fondamentaux. « Le chef de l’Etat a voulu mettre l’accent depuis le 10 février dernier sur le vivre-ensemble et nous avons pensé qu’en célébrant la 23e édition la Journée internationale des populations autochtones, c’était l’occasion de promouvoir ce vivre-ensemble », a révélé le Minas. Selon les statistiques des Nations unies, les populations autochtones représentent moins de 5% de la population mondiale et forment 15% du nombre d’individus pauvres dans le monde. Au Cameroun, ces peuples sont les communautés Mbororos et les peuples Baka, Bagyeli, Bakola et Bedzan.