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Plan d’ajustement structurel: «Les Camerounais doivent serrer la ceinture», déclare Dr Ariel Ngnitedem, économiste

Plan d’ajustement structurel: «Les Camerounais doivent serrer la ceinture», déclare Dr Ariel Ngnitedem, économiste

Le spécialiste des finances publiques parle de ce qui attend désormais les Camerounais.

Après le sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC au Cameroun, les interrogations fusent sur ce que sera désormais le quotidien des citoyens. Dans son édition du 29 décembre 2016, le quotidien Le Jour écrit à propos qu’«il faut avouer que le dernier sommet extraordinaire de la CEMAC inquiète les Camerounais. Ceux qui ont trente ans ne savent pas avec précisions pourquoi». Interrogé sur ce sujet, le Dr Ariel Ngnitedem explique à quoi va désormais ressembler le quotidien des Camerounais.

«Ils doivent s’attendre à serrer la ceinture. Ils vont payer plus d’impôts et recevoir moins de l’État. Si on avait axé ces réformes sur la bonne gérance de l’argent public, les populations ressentiraient moins les effets. On  pouvait chercher à gagner de l’argent là où on perd en luttant efficacement contre la corruption par exemple et en sécurisant mieux les recettes».

Parlant des efforts d’ajustements structurels recommandés par les Chefs d’État de la CEMAC sur les plans intérieur et extérieur, assortis des réformes structurelles adéquates, l’économiste spécialiste des finances publiques déclare que «cela signifie que les problèmes dont souffrent les économies de la sous-région en général sont des problèmes liés à la croissance économique. Même le Cameroun n’est pas épargné. Il est parti de plus de 5% de sa croissance à 4,8 en 2016 selon les données du FMI et de la Banque Mondiale. Une économie qui ne croît pas ne créera pas les richesses et ne peut pas améliorer les conditions de vie des populations».

Il poursuit: «la dévaluation du FCFA aurait été une mauvaise solution pour une économie qui n’exporte pas et qui ne croit pas. Les économies de la sous-région ont un problème de déficit de la balance commerciale. Elles importent plus qu’elles n’exportent et ont un problème de dette».

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