Piaasi, Pajer-u, Pifmas…Vers la couverture sociale des travailleurs

Une séance de travail a réuni la CNPS, le PIAASI et le PAJER-U et PIFMAS le mardi 26 mai 2015, dans la salle du conseil d’administration de la CNPS à Yaoundé.

Sur la table, la couverture sociale des travailleurs des programmes financés par ces structures gouvernementales.
Dans sa quête constante de l’extension de la couverture sociale aux couches de la population camerounaise non encore couverte par la sécurité sociale, la CNPS a organisé le 26 mai, une séance de travail avec les responsables des programmes PIAASI, PAJER-U et PIFMAS. L’objet de cette rencontre portait sur la couverture sociale des travailleurs du secteur rural, notamment ceux employés dans le cadre des projets financés par ces différents programmes. Ce sont des aides gouvernementales octroyées aux camerounais. Et pour la CNPS, ces programmes constituent des niches pour l’immatriculation non seulement des bénéficiaires des projets, mais aussi des personnels qu’ils emploient.
La séance de travail avec les représentants des directeurs généraux du PIAASI, du PAJER-U et du PIFMAS, présidée par le directeur du Recouvrement, Florent Zibi Ondoua, représentant le directeur général

de la CNPS, a exploré les voies susceptibles de garantir la couverture sociale des travailleurs de ces programmes. Les projets qu’ils financent recrutent un personnel (permanent, saisonnier ou temporaire) qui devrait être couvert par la sécurité sociale. A cet effet, ils devraient être déclarés à la CNPS. Compte tenu de cette obligation qui bénéficie de la garantie de l’Etat, il serait judicieux pour les employeurs de ces projets, de se rapprocher de la CNPS pour immatriculer, déclarer et payer effectivement les cotisations de leurs personnels, dans le strict respecter des lois et règlements de la République. On ne le dira jamais assez, la sécurité sociale est un droit non négociable. Belle occasion donc pour récupérer ces milliers de travailleurs qui sont injustement exclus de la couverture sociale. Pour preuve, le PIAASI a d’ailleurs déclaré environ 60. 000 demandeurs de financements par an, pour 14.000 projets effectivement financés. Le PAJER – U et PIFMAS ont déclaré 30.000 jeunes demandeurs pour 5.000 financés. Un potentiel important d’assurés sociaux. Pour le président de séance, « on ne peut plus utiliser quelqu’un ou lui offrir un emploi sans lui offrir une couverture sociale ».
Les responsables de ces programmes ont pris bonne note des propositions de la CNPS qui seront transmises à leurs hiérarchies respectives. Mais sur le vif, l’assurance volontaire apparait comme le régime qui conviendrait le mieux à la majorité des bénéficiaires des financements. Les travailleurs des projets à la réussite avérée bénéficieront de l’assurance obligatoire. Une convention de partenariat est d’ailleurs envisagée pour formaliser cette collaboration. Elle sera soumise aux différents comités de pilotage. « Nous sommes réceptifs et sensibles, mais nous restons sous la botte du comité de pilotage. Si la plate forme est formelle, nous allons vous accompagner au quotidien dans cette action », a déclaré Valère Kissogole, représentant du DG du PIAASI.