Peter Mafany Musonge: « Recevoir une distinction est un honneur »

Grand chancelier des Ordres nationaux.

Quelle est la symbolique des distinctions honorifiques dont l’attribution est examinée par les Conseils qui s’ouvrent à Yaoundé ?
Il faut dire que le chef de l’Etat, à travers ces distinctions honorifiques, honore les citoyens qui ont rendu d’éminents services à la Nation. Ces personnes sont mises sur un piédestal à travers l’attribution d’une médaille. C’est un très grand honneur. C’est pour cela qu’avant chaque fête nationale, les Conseils des ordres se réunissent pour choisir les meilleurs parmi nous et les proposer à la décoration par le président de la République.
Quelle est la démarche pour avoir droit à une distinction honorifique ?
La démarche commence par les chefs de départements ministériels, les autorités administratives qui connaissent mieux les personnels. Ils les identifient et font des propositions. Celles-ci arrivent à notre niveau. Il faut dire qu’il y a quand même un engouement remarquable. Cette année, nous avons enregistré 10 000 propositions. Au niveau du Conseil, nous allons examiner environ 8 500, parce que nous avons procédé à un premier tri en nous basant sur certains critères tel que l’ancienneté, les services rendus…Je voudrais appeler les Camerounais qui reçoivent ces distinctions à se sentir très honorés par le chef de l’Etat.
Les distinctions donnent-elles droit à des avantages particuliers ?
Le premier avantage c’est que l’on est honoré par la Nation. Parmi des milliers de Camerounais, on choisit quelques qui méritent de la Patrie et qui devient par exemple chevalier de l’ordre de la valeur. C’est un honneur de porter une distinction nationale.
Quels sont les différents ordres concernés ?
Il y en a quatre. On a l’ordre de la valeur, l’ordre du mérite camerounais, l’ordre du mérite sportif, l’ordre du mérite agricole. Il y a enfin la médaille de la force publique. L’on évolue à l’intérieur des différents ordres et par grade. En commençant par le plus bas. Il y a ainsi le grade de chevalier, officier, commandeur et ensuite le sommet. Bien évidemment, l’ancienneté est prise en compte aussi. Pour ce qui est par exemple de l’ordre de la valeur de la valeur, il faut au moins cinq ans d’ancienneté pour aller de chevalier à officier. Puis trois ans pour devenir commandeur et trois années encore pour devenir Grand officier. L’ancienneté varie selon les types de médailles. Il peut arriver qu’à titre exceptionnel, le Grand Maître des Ordres nationaux, qui est le président de la République, décide de faire passer plus rapidement un lauréat.