Paul Et Chantal Biya échappent a un accident

L’éclatement du pneu de leur limousine a provoqué la panique, hier après-midi, à Yaoundé, au lieu dit Mvog-Mbi.

Les motards, en charge d’ouvrir la route, se sont subitement arrêtés au niveau du carrefour Coron. La sirène a continué de retentir pendant quelques minutes, avant que d’autres véhicules du cortège présidentiel ne s’arrêtent à leur tour. Les rares piétons, en ce dimanche après-midi, d’abord indifférents, commencent à comprendre qu’il se passe quelque chose.
Un peu plus bas, au niveau de la quincaillerie Afrique construction, c’est carrément la panique générale. Les éléments de la Garde présidentielle, de la Direction de la sécurité présidentielle et autres accompagnateurs forment un périmètre de sécurité autour de la limousine dans laquelle Paul et Chantal Biya, en partance pour Mvomeka’a, avaient pris place quelques minutes avant, au palais de l’Unité. Les quelques badauds qui trainaient par là sont prestement éloignés.

Il se passe qu’un pneu dudit véhicule a éclaté dans un bruit assourdissant et que, dans un premier temps, les uns et les autres ont cru à une tentative d’attentat contre le chef de l’Etat camerounais. D’où le branle-bas de combat constaté. Il était environ 15h, hier dimanche à Yaoundé. Rapidement, le dispositif est enclenché pour changer la roue défectueuse, en même temps que les vénérables occupants de la Mercedes sont transférés dans un autre véhicule du même type avec de menus bagages.

Le cortège peut repartir, après quelque 10 minutes de sueurs froides. Tout comme les rues de Yaoundé, dont la circulation a été fortement perturbée tout au long de la journée, peuvent reprendre leur animation routinière. Plus de peur que de mal, donc. Mais, cet incident aura été comme un mauvais présage, des sources dignes de foi ayant fait état du décès, dans la même journée à Mvomeka’a, du directeur de la ferme de Paul Biya.

Le cortège de Paul Biya avait déjà, se souvient-on, connu pareille mésaventure avanie le 18 février 2010 en début d’après-midi, après l’entrée du complexe sportif et culturel de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) à Mvan.