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Paul Biya Interdit la Tenue du Conseil de cabinet de decembre

Après la tenue de la dernière session de Conseil du cabinet le 28 novembre 2013, le Premier ministre a convoqué la dernière session annuelle pour le mercredi 18 décembre, avant de le voir annulé par la présidence de la République.

Trois semaines à peine après la dernière session du Conseil de cabinet tenue le 28 novembre 2013, présidée par le Premier ministre en personne, devant un gouvernement au complet, Philémon Yang ne voyant pas toujours le remaniement tant annoncé, a cru bon de poursuivre l’animation de son équipe gouvernement comme de tradition. C’est alors qu’il va convoquer le Conseil de cabinet, qui serait le dernier de l’année, sauf cas de force majeur. Ceci, au regard de la périodicité de la tenue de cet important conclave de l’équipe gouvernementale autour de son chef. Car si la périodicité n’est pas fixe, on a pu constater qu’il se tient soit par trimestre et au mieux par mois.

Philémon Yang, qu’on dit sur le départ, entendait ainsi remobiliser son équipe gouvernementale sur les priorités de la loi de Finances 2013, afin de donner aux ministres, des orientations concrètes qui permettraient d’accompagner plus efficacement le Président de la République sur sa politique des Grandes réalisations qui sous-tend son septennat 2011 2018). Surtout que lors de la session du 31 octobre 2013, le ministre des Finances (Minfi) et le ministre de l’Economie du plan et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) avaient présenté une situation économique et financière couvert d’un épais nuage brumeux. Ce d’autant plus que le bilan de l’exécution du budget programme, entrée en vigueur le I er janvier 2013, a été le plus laborieux.

Au point que les défis que le gouvernement s’est assigné n’ont pas été relevés. Ce qui explique le retard d’un grand nombre de ces chantiers annoncés en 2013. Par conséquence, seront reconduits pour l’année 2014. Abordant les perspectives budgétaires pour l’exercice 2014, le Ministre des Finances a fait savoir qu’elles restent exposées aux mêmes risques qui ont conduit, depuis 2008, à la récession économique observée l’échelle mondiale.

Aussi, malgré des projections de croissance estimées autour de 5,9% en 2014 en zone Cemac et 4,8% au plan national, les hypothèses de cadrage du budget pour l’exercice 2014 demeurent prudentes.

A cet effet, il avait renouvelé son plaidoyer pour le renforcement de la discipline budgétaire dans toutes les administrations par une maitrise des dépenses de personnel, une amélioration de la qualité des dépenses de fonctionnement courant, une gestion rigoureuse du portefeuille des participations et subventions, un encadrement des dépenses fiscales et un accompagnement soutenu des collectivités territoriales décentralisées bénéficiaires d’importants transferts de compétences et de ressources.

Autant de volets prioritaires que le Premier ministre, Philémon Yang entendait développer pour exhorter les membres du gouvernement, du moins ceux qui réussiraient à se maintenir lors du très probable remaniement, afin de se l’approprier. Le Premier ministre avait là, l’occasion insidieuse de faire mentir les medias et notamment Aurore Plus dans sa livraison du 29 novembre qui, rendant compte de la session du Conseil de cabinet du mois de novembre, soutenait qu’il était le dernier que présiderait Philémon Yang avec l’équipe gouvernementale sortante. Non sans soutenir que cette session frisait un send off. Surtout que sa régularité ne tenait sur aucune périodicité fixe.

Ainsi, celui du 31 octobre et du 28 novembre était espacé d’un mois, alors que celui précédent celui d’octobre était espacé de trois mois (plus précisément tenue en juin).

Et comme autre indicateur précieux, nous avions relevé en son temps que, malgré le climat de guerre froide que se livraient le Premier ministre et le Secrétaire général de ses services, éloignant par conséquent ce dernier de la rédaction des procès-verbaux des sessions du Conseil de cabinet, pour le confier au Directeur du cabinet du PM, Ghogomou Paul Mingo, un proche du Pm, celui de novembre a été rédigé par Louis Paul Motaze, le Secrétaire général des services du Premier ministre. Un retour en grâce qui n’était pas passé inaperçu.

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