Paul Atanga Nji : un mesquin au service de Paul Biya

Boudé tout le temps lors des conseils de sécurité par ses collaborateurs de la sécurité, à savoir le DGSN, le Mindef, le DGRE, etc. Paul Atanga Nji se console à temps plein dans des meetings politiques dans lesquels « casser » du SDF devient son challenge primordial. Comment donc comprendre que cet homme ambigu se perde dans des affirmations gratuites pour plaire au « Nnom Nguii » qui n’en a plus besoin pour justifier ses choix ?

Maladroitement, dans une sortie épistolaire dans Cameroon-Tribune du 19 Décembre 2013, signée de sa main en tant que Président de la Section RDPC Mezam-Bamenda Centre, un article à forts relents d’élucubrations à faire tomber à la renverse. Que cacherait une telle sortie oiseuse?

Tout le monde sait que le Chef de l’Etat est sur le point de rendre public un remaniement qui verra très prochainement plusieurs de ses collaborateurs qui n’ont pas brillé par leur patriotisme dans la diligence de la chose publique, rendre leur tablier, au cours des passations de service tristes où les bureaux cossus dans lesquels plusieurs deals ont été conclus seront laissés à un autre « locataire » dont les intentions ni les objectifs réels ne sont connus d’avance. Paul Atanga Nji voudrait-il faire partie de ces élus du Chef de l’Etat en posant des actes d’allégeances maladroits ? C’est ce qui pourrait sous-tendre de cette sortie dans Cameroon Tribune.

Dans cette parution querellée du 19 Décembre 2013, l’activiste politique voulant donner la riposte à une interview de Caroline Vasermane, avocate française qui répondait aux questions du journaliste Christophe Boisbouvier en service à RFI, s’est perdu en conjectures en affirmant :

« … je tiens à dire à tous ceux qui s’activent pour la libération de Michel Thierry Atangana et Titus Edzoa que les deux condamnés sont tous des anciens fonctionnaires du Cameroun payés par le trésor public. Le salaire mensuel des deux condamnés est de 1 660 000 Fcfa, soit 2 500 Euros. Paradoxalement, les deux condamnés qui totalisent moins de 15 ans de service dans la fonction publique sont des propriétaires des biens (immeubles, villas, terrains, appartements de luxe) évalués à plus de 39 milliards de francs Cfa (environ 60 millions d’euros). En tenant compte de leurs traitements mensuels, Michel Thierry Atangana et Titus Edzoa     auraient dû travailler pendant 200 ans pour être les propriétaires légitimes de tous les biens qu’ils possèdent aujourd’hui. Voilà le vrai débat.

Mes recherches sur la véracité des faits et la probité des actes de justice, démontrent clairement qu’il n’y a pas de justice à tête chercheuse au Cameroun ou encore une justice à géométrie variable ou une purge partiale ou une épuration politique, contrairement aux arguties de maître Caroline Vasermane. C’est un débat sans fondement juridique….. ».

En s’arrêtant un seul instant sur la forme des élucubrations de Paul Atanga Nji, il est bon de comprendre que pour le cas de Michel Thierry Atangana, nulle part dans la documentation camerounaise il est fait mention d’un quelconque salaire payé de la poche du contribuable camerounais en sa faveur; pire encore, aucun acte d’intégration attestant qu’il avait été recruté au sein de la fonction publique n´existe.
Collaborateur contractuel à la Présidence de la République et du Cameroun dans le projet du Copisur, Michel Thierry Atangana n’était et ne serait considéré comme fonctionnaire car n’ayant jamais été recruté en cette qualité comme l’exige les canaux en vigueur au Cameroun.

D’où viennent alors les montants avancés par Atanga Nji ? Oui très certainement pour le cas de Titus Edzoa qui a été Ministre de la république du Cameroun, ce montant pourrait être assimilable aux fonctions occupées mais n’ayant pas été selon des recoupements un sacerdoce ce qui justifie le salaire.Pour Atangana Michel Thierry à qui l’intention d’escroquerie sur la nationalité lui a été attribuée par Me Ngo Minyogog qui justifie là bien ses indemnités dans cette affaire, la véracité de la délivrance à son entrée au Cameroun d’une carte de séjour établie par les mains expertes de Feu Jean Fochivé devrait lever l’équivoque sur sa prétendue nationalité camerounaise au moment des faits.

Michel Thierry Atangana a toujours parlé de rouleau compresseur depuis son arrestation en 1997 et au regard de l’enchainement des faits le temps continue à donner raison à cette thèse. Si enfin les Présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont décidés à prendre faits et causes dans cette affaire, ce n’est certainement pas un hasard ; plusieurs informations cachées pendant des années se sont révélées au grand jour avec le temps.

« La mobilisation continuera » comme l’affirment les Comités de soutien de Michel Thierry Atangana de France et du Cameroun; une plainte a été déposée du côté des Nations-Unies pour séquestration arbitraire.

En attendant les développements et conclusions de celle-ci par les experts en charge de la question de ce côté, l’autoglorification sur l’enterrement de cette affaire devrait avoir la pédale douce ; encore que et comme d’habitude.

L’on annonce à grand coups de publicité une probable grâce présidentielle déjà rejetée par Michel Thierry Atangana comme l’avait fait Ernest Ouandié avant son exécution par le Président Ahidjo qui avait cédé à la pression de la France. Cette  grâce réintroduite selon des sources pour clore cette affaire, a pour cette dernière fois de forte chance de prospérer. Qu’adviendra-t-il alors de ces pourfendeurs ? Just Wait and See.

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