Parlement Panafricain: premiers pas des Camerounais

Le cabinet de l’institution est dirigé depuis quelques semaines par Lisette Elomo Ntonga. Le vice-président du Sénat camerounais, Sylvestre Naah Ondoua, y est aussi en tant que député

 

A 48 heures de la clôture de la première session ordinaire de la quatrième législature, si tous les six discours publics prononcés par le président du Parlement panafricain (PAP) ont été très applaudis ou alors si nombre de députés reconnaissent une amélioration dans la ventilation de la documentation, c’est en partie dû au travail de fond fait par le cabinet.

Ici au PAP, le cabinet est dirigé depuis quelques semaines par Lisette Elomo Ntonga, ancien directeur de l’Institut des relations internationales du Cameroun et 17 ans comme secrétaire général des universités de Yaoundé I et II. Elle a l’œil sur tout. Quand l’honorable Nkodo Dang arrive à 6h30 mn, alors que les travaux commencent dans deux heures et demie, Mme le chef de cabinet est déjà présente. «Je suis la porte d’entrée et de sortie de tout ce qui va chez le président du PAP», dit-elle modestement. La fonction est nouvelle et elle affirme néanmoins qu’elle continue d’apprendre.

 

Tout comme le vice-président du Sénat camerounais, Sylvestre Naah Ondoua, qui a fait ses premiers pas comme député au PAP. C’est que depuis sa désignation l’année dernière, il a participé en qualité d’observateur et ce n’est que la semaine dernière qu’il a prêté serment et arboré l’écharpe. «Durant toute cette session, j’ai participé aux différentes plénières et aux ateliers connexes comme celui consacré à l’Empowerment des femmes. J’attends d’achever avec le vote des résolutions», souligne-t-il.

C’est tout aussi nouveau le PAP pour l’enseignante de médecine, Dr Marie Claire Moampea Mbio. Elle a été durant ces deux semaines de toutes les plénières et de tous les ateliers. Presque inséparable avec Isabelle Silikam Manamourou, plus ancienne qu’elle au PAP, on aurait dit que la sénatrice ne voulait rien rater des méandres de cette chambre africaine. «Je pars avec le sentiment d’avoir vécu une très grande expérience de démocratie et de tolérance, surtout après ces débats sans concession en plénière», susurre-t-elle.