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Parlement: Les Sénateurs interdits de cumul de fonctions, des experts débattent

Parlement: Les Sénateurs interdits de cumul de fonctions, des experts débattent

La semaine dernière le Chef de l’État a promulgué le règlement intérieur de la chambre haute du parlement, dans lequel il est dit que nulle personne ne peut siéger à la fois au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Dans son édition du 4 novembre 2016, le Quotidien Emergence rapporte l’analyse faite par des experts sur le cumul interdit aux Sénateurs. La semaine dernière le Président de la République a promulgué le règlement intérieur qui impose à ces derniers de faire un choix entre leur mandat et la fonction incompatible. «À défaut de quoi leur démission sera constatée d’office», souligne le quotidien.

Interrogé sur ce sujet, le Pr Claude Abe, socio politiste, pense que «notre État a besoin d’avoir une assise juridique contraignante». Il ajoute «on ne peut pas parler nécessairement de mauvaise foi, mais on peut parler d’un mode de gouvernance qui a la particularité de faire du surplace, de la redite sans avoir le souci de son emprise sur la réalité, d’un mode de gouvernance qui a l’habitude de dire une chose et d’en faire une autre. Une fois qu’il l’a dit. Cela ne s’accompagne pas d’effet. Donc la loi ici est un élément de décorum. C’est une question qui ne s’adresse pas à la pratique, mais aux bailleurs de fonds internationaux pour montrer le degré de civilisation des mœurs démocratiques et institutionnelles qui a cours au Cameroun. Si le Président choisit de violer la loi sur les incompatibilités. C’est d’abord parce que cette loi n’est pas une qui est votée dans l’optique de réguler ou d’essayer de réguler le fonctionnement de la République».

Pour Victor Onana, homme politique, la loi dont le Chef de l’État est le promoteur et le garant est manifestement violée. Il déclare: «le Cameroun serait-il à court de ressources humaines capables d’assumer efficacement ces autres fonctions ? Je ne saurais dire ! Je constate tout simplement que ce sont les mêmes qui reviennent pour enterrer leurs fils et petits-fils. Vous savez dans certaines situations, chacun voit, midi à sa porte. Je crois que vu de là-haut les ressources humaines de confiance, politiquement parlant, manquent. Vous savez chacun a ses critères de sélection».

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