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Opinion/Owona Nguini: «Il faut répondre au terrorisme en prenant des mesures visant à corriger les inégalités sociales et économiques»

Opinion/Owona Nguini: «Il faut répondre au terrorisme en  prenant des mesures visant à  corriger les inégalités sociales et économiques»

Le socio-politiste esquisse les solutions pour combattre le terrorisme à la racine.

La résurgence des attaques terroristes à travers le monde suscite de l’indignation, mais aussi un important débat. Afin de comprendre la complexité du phénomène, l’écrivain Simon Yefo vient de publier «Le terrorisme international d’hier à demain», ouvrage dont Mathias Eric Owona Nguini a signé la postface.

La Nouvelle Expression (LNE) du 29 juillet 2016 a publié la réflexion du socio-politiste, enseignant à l’université de Yaoundé II.

«Le terrorisme est certes un sujet de l’actualité nationale et internationale. Mais, il est ancien et complexe. Il faut répondre au terrorisme. Les États doivent  agir en  prenant des mesures visant à  corriger les inégalités sociales et économiques qui sont des causes du terrorisme. A la question de  savoir s’il y a un bon terrorisme à côté d’un mauvais terrorisme, le problème est complexe.

Un certain  nombre de personnalités célèbres qui ont lutté  pour libérer leurs peuples étaient considérées comme des terroristes. Je peux citer Nelson Mandela, dont le parti, l’ANC,  était considéré par les États-Unis comme une organisation terroriste  jusqu’en 2008.

On peut comprendre la violence dans le cadre  de  la lutte de libération  nationale. Mais, il faut comprendre le cycle. On peut glisser  à un moment ou l’autre. Ceci est valable  même lorsqu’une armée  décide de terroriser le terrorisme. Notamment au niveau des méthodes utilisées.  On l’a vu  lors de la guerre d’Algérie avec l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS).

L’histoire retient des attentats et de la violence exercée par certains généraux de l’armée française. On a aussi vu comment les Américains ont maltraité, humilié et torturé des prisonniers dans le centre de détention de Bagram en Afghanistan, sur la base de Guantanamo Bay, à Cuba et dans la prison d’Abou Ghrai en Irak».

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