camernews-Vincent-Fouda

Opinion: C'est l'histoire d'un peuple, Obam, Obam, Obam ona ya

Opinion: C’est l’histoire d’un peuple, Obam, Obam, Obam ona ya

Il était une fois un pays ou, du jour au lendemain tous les enseignants universitaires étaient devenus des hommes politiques. Les uns et les autres avaient oublié que dans un passé lointain, les blancs avaient créé une formation universitaire appelée science politique… Beaucoup de choses avaient disparu de ce pays dont l’intégrité et la méritocratie. Les anciens élevés de ces professeurs devenus politiciens se posaient des tas de questions sur ce qui était advenu de ces enseignants demi qu’ils avaient tant admire dans le passe. Le mot d’ordre dans le village était MANGER VITE ET BIEN .Des rumeurs de gestion délinquante avaient entache les noms de ces DIEUX DES AMPHI… Le pays fut alors envahi par une frénésie de détournements sans nom car pour essuyer les larmes de ces étudiants qui pleuraient leurs Dieux, on leur cédait une portion du gâteau. Les anciens disciples étaient recrutes a coup de reins et le mérite revenait à ceux qui levait leur derrière le plus haut…On les initiait au vol et ils volaient plus haut et mieux que leurs initiateurs… Un jour deux sales oiseaux vinrent faire leur nid dans le centre du pays, un venait de très loin, c’était un albatros, l’autre venait d’un village du sud, c’était l’épervier plus connu sous le nom d’OBAM BOULOU. Ces deux sales oiseaux firent perdre le sommeil à tous. On se couchait ministre ou secrétaire général de la présidence et on se réveillait prisonnier de l’un de ces oiseaux. On se couchait ambassadeur et on se réveillait exile politique ; on se couchait PDG on se réveillait sans emploi…Rien n’allait plus dans le pays. Dans ce pays où nul n’avait jamais construit de nursing home, la prison était devenue le nursing home le plus huppé, car tous Les vieillards de plus de 60 ans y croupissaient sans merci. Certains étaient sur qu’ils allaient y passer leur retraite. Les petites qu’ils avaient  »enjaiillees » jadis s’étaient enfuies à la queue leu leu seules les épouses légitimes émargeaient sur le carnet de visite. Les deux sales oiseaux avaient décidé de donner une indigestion a tous ceux qui avaient trop mange. Les oiseaux ne se souciaient plus des alliances passées et passées… Moralité: vomissez ou fuyez le village à pied avant que vous n’ayez une indigestion. Non, non, vous n’avez pas compris ! Obam Boulou vomit tous les enfants qu’il a jadis mangés, ils sont tous vivants, ronds, joufflus, morts de reconnaissance pour lui comme s’ils n’avaient jamais été dévorés. La vie continue disent-ils dans le même luxe insolant que celui qui a attiré hier Obam Boulou, ils dansent ils boivent, ils embrassent toutes les femmes même les nouvelles, celles qui n’étaient pas nées quand Obam vint les chercher pour la première fois avant de les vomir aujourd’hui. Ils apprennent à être à nouveau dans la meute, ils se transforment en loups, ils pensent au bois, ils voudraient s’y promener et faire les rois ! Et ceux qui sont morts dans les entrailles d’Obam Boulou alors ? Zuut, le bois leur sera reconnaissant car la terre n’oublie aucun de ses fruits, ici rien ne se perd, tout se transforme, ils sont les champignons qui nourrissent l’avenir !

 

camernews-Vincent-Fouda

camernews-Vincent-Fouda