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Opération Épervier: Paul Biya ouvre le robinet des pressions de la France au Cameroun

Opération Épervier: Paul Biya ouvre le robinet des pressions de la France au Cameroun

Le gouvernement français vient de foutre la merde dans notre fourmilière en imposant la libération de deux voleurs de la République. Si Michel Thierry Atangana n’a été qu’un bouc émissaire dans cette affaire, son patron Titus Edzoa, selon tous les camerounais, mérite la guillotine.

Médecin moins méritant au centre médical d’Ayos, chef d’unité d’anesthésie au centre universitaire de science et de la santé, chancelier de l’université de Yaoundé. Ministre de l’enseignement supérieur, secrétaire général de la présidence de la République, ministre de la santé publique, candidat aux élections présidentielles en octobre 1997, puis pensionnaire à la prison secondaire de Kondengui dans les cellules souterraines du SED pendant 17 ans. Devant un tel acharnement politique contre un homme qui a été le médecin personnel du couple présidentiel, l’on peut se poser un certain nombre de questions sur le destin présidentiel de cet homme lugubre qu’est Titus Edzoa. Et pourtant en bénéficiant d’une grâce présidentielle d’un chef de l’État qu’il voulait renverser, Edzoa n’a jamais remboursé les milliards détournés dans notre trésorerie. L’on peut finir par croire à une intention du gouvernement français d’anticiper l’alternance politique au Cameroun. Vraisemblablement cette hypothèse gagne en crédibilité eût égard de la position du président français François Hollande dans cette affaire. En effet si Michel Thierry Atangana était français de nationalité pourquoi avait-il accepté de piloter le COPISUR qui était un comité créé au Cameroun?

Libération gouvernementale des pilleurs de notre trésorerie

Prophétiquement, la France qui n’aura pas réussi à placer Marafa et Mebara au pouvoir dans notre pays, pourrait trouver plausible la voie Titus Edzoa libéré à la Mandela avec pour seule différence que Mandela Madiba n’a tué personne en Afrique, ni pillé l’État encore moins figurer dans les grandes loges sataniques conduisant à l’assassinat de religieux. Nous pensons au père Engelbert Mveng et aux sœurs de la congrégation spiritaines du Mont Febe, sans oublier monseigneur Yves Plumier de Ngaoundéré. A 73 ans, cette figure lugubre du pouvoir de Yaoundé n’a jamais bénéficié de la sympathie d’aucun Camerounais à cause des exactions commises quand il était aux affaires: assassinats, trafic d’organes, destruction politique et professionnelle de certains Camerounais, trafic d’influence, intrigues, pillage à ciel ouvert des caisses de l’État. Notamment le fonds STABEX, COPISUR, ONCC, sommet France-Afrique, sommet de l’OUA… On se demande comment le président de la République peut donner de l’ampleur à la libération des criminels fussent-ils les protégés de la France. Un adage dit «Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es». Cette assertion renvoie à l’identité criminelle entre les deux prisonniers libérés du SED qui ont commis des forfaits dans notre pays et qui aujourd’hui bénéficient du soutien de la France jusqu’à faire mobiliser les collaborateurs du chef de l’Etat au cours de leur libération, pendant que le pays venait de perdre une valeur sûre comme Charles Ateba Eyene et qu’on n’a pas été au courant d’une quelconque mobilisation des membres du gouvernement vers son domicile sis à Mfou.

Titus Edzoa aurait-il signé un pacte avec Paul Biya?

Face à cette interrogation, nous serons tentés de dire oui, compte tenu des actes incroyables posés par ce grand maître de la Rose Croix. Pour la petite histoire, Edzoa reste le seul membre du gouvernement proche collaborateur du Chef de l’Etat qui a été habité par le courage non seulement de démissionner mais aussi d’être candidat à une élection présidentielle pour renverser celui qui l’a façonné. Maurice Kamto, Garga Haman ne pèsent pas lourd pour entrer dans ce registre. Comme pour dire que François Hollande tient le bâton de succession au Cameroun et aurait commencé à annoncer les signes précurseurs.

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