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OPÉRATION EPERVIER – LA SAGA DES INTOUCHABLES DE LA RÉPUBLIQUE :

OPÉRATION EPERVIER – LA SAGA DES INTOUCHABLES DE LA RÉPUBLIQUE : EMMANUEL ETOUNDI OYONO, L’HOMME QUI A « EFFACÉ » UNE DETTE DE 131 MILLIONS

Heureux qui comme Paul Tessa que la mort a épargné des poursuites judiciaires. Si celui qui a été secrétaire général à la présidence de la République, président de la Conac et président du conseil d’administration de la Sopecam n’était pas passé de vie à trépas, il serait certainement poursuivi en coaction avec l’actuel directeur général du Port autonome de Douala, Emmanuel Etoundi Oyono. En effet, celui qui a aussi dirigé la Société de recouvrement des créances (SRC) est accusé d’avoir effacé une dette de 131 millions Fcfa de Paul Tessa.

M. Etoundi Oyono a até entendu au Tribunal criminel spécial (TCS) le 19 novembre dernier. Selon l’hebdomadaire Kal ara du 15 décembre 2014, « les faits à l’origine de la convocation du DG du PAD devant le corps spécialisé des OPJ du TCS remontent à l’époque où il était directeur général de la Société de recouvrement des créances (SRC). Cest précisément une attestation de non-redevance délivrée le 8 décembre 1997 à M. Paul Tessa, ancien secrétaire général de la présidence de la république… qui lui valent l’attention des enquêteurs.

M. Etoundi Oyono est soupçonné d’avoir couvert un détournement des deniers publics évalué à 131 millions de francs du fait de l’attestation qurellée. » Il ressort que M. Tessa était endetté auprès de la défunte BIAO à hauteur de 131 millions Fcfa, et qu’il avait hypothéqué l’une de ses propriétés foncières. « Du fait de la faillite de la BIAO, sa liquidation sera confiée à la SRC alors dirigée par M. Etoundi Oyono. » Les comptes de M. Tessa à la BIAO présentaient un solde négatif de 131 millions, soit l’équivalent de sa créance. Mais M. Tessa, sans tenir compte de cet antécédent, a revendu la propriété foncière qu’il avait mise en gage à M. Zogo Andela. Montant de la transaction : 64 millions Fcfa.

Le nouvel acquéreur se rendra compte que l’objet de la vente est grevé d’une hypothèque plus tard. Ce qui le met en conflit avec le vendeur. Ayant saisi la justice, la responsabilité de M. Etoundi Oyono, qui avait signé l’attestation de non-redevance, a été engagée. Il faut d’ailleurs signaler que M. Etoundi a été condamné à trois ans de prison avec sursis pendant cinq ans pour une affaire de faux en écriture par le tribunal de grande instance du Mfoundi le 17 décembre 2013

 

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