On Choisit De Faire Des Drépanocytaires En Négligeant Le Test!» Rosine Memi Va En Guerre Contre La Drépanocytose

Rosine MEMI, c´est l´incontournable dame de fer de la culture camerounaise à Paris. Figure emblématique du groupe “Les Métropolitaines de Paris”, cette dame de caractère va au-delà de ses prouesses événementielles et culturelles pour marquer de ses empreintes l´humanitaire. Après son implication dans l´organisation des grands événements tels que les 30 ans de carrière de Petit Pays live, le Concert des X-Maleya à l´Olympia…, la femme du CCC (Chic Choc Chèque), couronnée en 2014 par l´Oscar de “Meilleure événementielle” de la diaspora, ne ménage aucun effort lorsqu´il s´agit de l´éradication de la drépanocytose et du soutien aux drépanocytaires en Afrique et en France.

Rosine MEMI, on vous connaît pour moult engagements dans les domaines du showbiz et du management. Et pourtant vos actions humanitaires vous valent le nom de femme de cœur. Parlons du projet actuel cristallisé autour de la lutte contre la drépanocytose et de votre soutien aux concernés. Parlez nous de votre association…

L´ADRECAF (Aides aux Drépanocytaires au Cameroun, en Afrique et en France) est une association que j´ai créée, avec les drépanocytaires, parents et amis des drépanocytaires … Une cause défendue par l´Africa Fashion Night by CCC du 12 décembre, lequel est un concept qui est mien.

D´où le qualificatif de dame de cœur ?

Oui, femme de cœur, j’ai beaucoup d´amour à donner aux drépanocytaires. Ma passion, ma détermination, mes convictions viennent du fond de mon cœur.

Une noble cause, Rosine. Comment êtes- vous venue à cet engagement ?

J’ai une histoire personnelle avec cette maladie. J’ai vécu dans ma tendre enfance l´exclusion, la marginalisation et la persécution d’une famille drépanocytaire. J´avais pour filleul un drépanocytaire décédé à plus de 25 ans, Saba Efouk

Triste réalité ! Vu les conséquences de la maladie, comment expliquer la réticence, voire l’inconscience des futurs couples qui peinent à faire des tests avant leur union?

C’est mon combat, l´objectif premier est de connaître son entité biologique. Il faut faire son électrophorèse car la drépanocytose est une maladie génétique. On ne la soigne pas. Nous devons la diminuer, voir l´éradiquer car on choisit de faire des drépanocytaires en négligeant le test. Et cette maladie évitable fait énormément souffrir moralement, financièrement et physiquement

Africa Flash Night:camer.be

Une question de choix dans l´ignorance et non une question de fatalité. Peut-on résumer ainsi ? Quelle est la résonnance de la campagne de sensibilisation que vous menez actuellement tant au Cameroun qu’en France?

Au Cameroun, c’est une maladie encore taboue et perçue comme étant mystérieuse. Toutefois, l´AND (Association Nationale des Drépanocytaires) se déploie avec très peu de moyens pour s’entraider. Les pouvoirs publics font quelque chose mais pas assez.

En France, c’est une maladie peu connue. Elle est plus répandue en Afrique, aux Antilles, au Brésil.

Un mot aux lecteurs…

Il faut connaître son entité biologique avant de faire des enfants. Ca sauve. La drépanocytose n’est pas une maladie contagieuse. La drépanocytose n’est pas une maladie rare. Ce sont les amis des drépanocytaires qui se font rares. Ne les abandonnons pas.

Et je donne rendez-vous le 12 décembre à l´Africa Fashion Night by CCC à l’espace Noisy le Sec gala au profit de la lutte contre la drépanocytose.

Nous vous remercions pour votre disponibilité.

Merci !