« Nous sommes venus leur apporter le réconfort du chef de l’Etat, chef des armées »

Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la présidence chargé de la Défense

Quel est le sens de la visite que vous venez d’effectuer auprès de certains soldats victimes d’actes terroristes et internés ici à l’Hôpital militaire de région N°1 ?

Nous sommes venus rendre visite aux militaires, militaires au sens large, victimes des exactions des groupes terroristes dans la région de l’Extrême- Nord, où la guerre contre Boko Haram se poursuit, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des irrédentistes terroristes ont pris les armes contre leur pays. Ces hommes que nous venons de visiter sont environ une cinquantaine, parce qu’il y a une quinzaine qui sont sortis et qui viennent suivre des soins de manière ambulatoire comme on le dit ici. Je dois même préciser que certains activistes terroristes sont également soignés ici, parce que pour nous, ce sont des Camerounais. Nous ne pouvions pas les laisser mourir de leurs blessures au combat. Nous les emmenons ici où ils sont pris en charge gracieusement, comme les militaires. Il est vrai qu’ils auront à répondre de leurs actes devant la justice, une fois la santé recouvrée, parce que le fait d’être blessés ne veut pas dire qu’ils sont absous de ce qu’ils ont fait.

Dans quel état sont ces hommes ?

Nous venions visiter ces hommes de devoir qui sont victimes de fractures, de blessures. Il y a des blessures affreuses issues des armes de chasse, c’est-à-dire que l’on a tiré sur eux comme sur du gibier. Certains ont reçu des balles provenant des armes de guerre, alors que d’autres ont sauté sur des engins explosifs improvisés. D’autres par contre ont été victimes d’accidents à bord de véhicules militaires de la gendarmerie ou de la police. Voilà pourquoi nous sommes venus apporter le réconfort du chef de l’Etat, chef des armées et celui de l’ensemble des personnels militaires qui sont solidaires de ce qui leur arrive et solidaires également avec leurs familles qui sont peinées dans cette situation. Par la même occasion, nous sommes là pour adresser nos encouragements à l’équipe médicale sous la direction du médecin- colonel Mballa. Nous avons vu le nombre de médecins déployés au chevet de ces personnes et nous avons pu apprécier leur dévouement et il était normal que nous venions voir comment ils travaillent et les encourager à aller de l’avant, à continuer à prendre soin de ces hommes. Nous envoyons le même message de réconfort à leurs camarades qui sont dans les autres hôpitaux militaires de même qu’au personnel médical, paramédical… Notre souhait est que cette situation prenne fin et que l’armée et les forces de défense et de sécurité puissent continuer à encadrer les populations, veiller au bon fonctionnement des institutions et remplir leurs missions de police judiciaire et de police administrative, bref de vaquer à leurs occupations habituelles dans un pays en paix tourné vers son développement sous la houlette du chef de l’Etat, chef des armées, S.E. Paul Biya qui a engagé le pays dans une marche accélérée vers l’émergence à l’horizon 2035.