Nos villes en lumière

CT vient de consacrer son 2e hors-série de l’année aux ambitions des cités camerounaises.

Après le premier Forum urbain national, Cameroon Tribune a choisi pour son deuxième hors-série de l’année de braquer ses projecteurs sur les métropoles camerounaises.

La publication que la société éditrice, la SOPECAM ,  vient de mettre sur le marché, est intitulée : « Urbanisation, les ambitions de nos villes ». En anglais, « Urban Dreams in Cameroon ». Il est davantage question dans ce document de la présentation des visages des 14 Communautés urbaines du pays : Yaoundé, Douala, Bafoussam, Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Limbe, Kumba, Kribi, Ebolowa, Bertoua, Bamenda, Edéa et Nkongsamba. A travers ces villes qu’on pourrait qualifier de témoins, c’est en fait les problèmes actuels de l’urbanisation au Cameroun qui sont posés dans leur globalité. La construction des villes n’étant pratiquement jamais achevée, le sujet restera pendant longtemps encore au cœur de l’actualité et du débat. Dans l’éditorial intitulé : « Bâtissons les cités de nos rêves », Marie-Claire Nnana, le directeur de publication, analyse les enjeux et l’ampleur des défis à relever. Elle souligne, s’agissant de la quête de l’émergence dans laquelle le Cameroun est engagé, « que tout se joue et continuera à se jouer pour l’essentiel au niveau du développement de nos cités ». Les pouvoirs publics, ajoute-t-elle, ont bien perçu cet enjeu, en s’assignant, parmi les objectifs prioritaires de la Vision à long terme du Cameroun, la maîtrise du développement urbain.

Dans sa présentation physique, le hors-série de 166 pages, abondamment illustré , est pour le moins captivant :  couverture pelliculée et intérieur sur papier couché, le tout imprimé en quadrichromie. En outre, le précieux document  est organisé en cinq séquences. La première fait un zoom sur les 14 métropoles camerounaises. L’état des lieux met en exergue la problématique de l’organisation de l’espace, la physionomie des voiries, des moyens de transport, des espaces de loisirs, des infrastructures de communications et de télécommunications, etc.  Si la deuxième séquence s’intéresse aux freins à une urbanisation bien structurée, la troisième séquence est quant à elle consacrée aux actions menées par les pouvoirs publics pour améliorer la situation. En ce qui concerne la quatrième et la cinquième séquence, elles mettent respectivement l’accent sur les perspectives de l’urbanisation au Cameroun ainsi que le regard des acteurs. Notamment, les experts, à l’instar du Pr. Théophile Yimgaing Moyo, architecte-urbaniste ; du Pr. Kengne Fondouop, géographe, urbaniste et développementaliste ; de Anne-Marie Medou-Nonga, présidente de l’Ordre national des architectes du Cameroun ; du Pr. Claude Abé, sociologue. La parole revient ensuite aux délégués du gouvernement auprès des Communautés urbaines concernées. Chacun dresse le portrait de sa cité et en dessine les perspectives. Les citadins ont également voix au chapitre, avant l’interview du ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Jean-Claude Mbwentchou.

Sans ambages, le ministre explique, entre autres, les causes de l’urbanisation anarchique et s’appesantit sur les réformes et les actions menées par l’Etat depuis 2004, sous la très forte implication du président de la République Paul Biya, aux plans juridique et opérationnel, afin de remédier à la situation qui prévaut. Réalisé avec le soutien du MINHDU et la collaboration du FEICOM, le hors-série de CT, paru en septembre 2015, coûte  3 000 F CFA.