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«Nos femmes sont devenues trop émancipées à Mbeng ! » Qu´est-ce qui met à l´épreuve les couples camerounais à l´étranger?

«Nos femmes sont devenues trop émancipées à Mbeng ! » Qu´est-ce qui met à l´épreuve les couples camerounais à l´étranger?

Faut-il épouser la fille/femme avec qui on a traversé l´hiver rude, jongler avec deux jobs à Mbeng pour joindre les deux bouts ou plutôt faire venir du pays celle qu´on juge moins « émancipée »? Combien de temps faut-il à la fiancée venue fraîchement du pays pour connaître et faire valoir ses droits? Si l´épineuse question chez les premières générations de migrants camerounais en Occident était celle de savoir où trouver l´âme sœur idéale, la préoccupation de bon nombre de compatriotes reste de nos jours la difficulté de réconcilier leur condition de père et de mari avec les lois et les réalités du pays d´accueil. L´émigration pouvant constituer, au gré des origines socio-économiques et culturelles, une chance pour les uns et une perte de privilèges pour les autres, elle représente chez bon nombre de couples un véritable défi dans le contexte transnational.

Partir n´étant pas ipso facto réussir, beaucoup de compatriotes installés dans les pays occidentaux peinent au quotidien à surpasser le mal-vivre et à combiner les difficiles conditions de vie et de travail avec les responsabilités conjugaux. À ce sujet, le camerbenaute SIKATHY (Pseudo) de Hyattsville (USA) explique:

« (…) en famille, la conjointe en occident est plus qu’une ménagère muette du pays. elle est une compagne a plein temps et son avis compte. L’apprentissage de la vie à deux avec plus de place pour la femme n’est pas sans difficultés. Beaucoup de couples n’y arrivent pas, soit parce que la femme a pris goût a la liberté comme les hommes disent, soit parce que les époux ne s’adaptent pas facilement aux réalités occidentales».

Le stress quotidien, les rêves brisés, le mal-vivre, une vie professionnelle inassouvie, l´absence de reconnaissance sociale, la crise identitaire, le ballottage entre l’Occident et le rêve de la richesse et de la reconnaissance au pays, l´ingérence de certaines familles dans les affaires des couples de leurs enfants malgré la distance,l’impossibilité de vivre les frasques au même titre que les amis restés au pays: autant de facteurs pouvant expliquer les hauts et les bas des couples ainsi que le taux de séparations et de divorces qui ne va pas decrescendo chez les expatriés vivant en Occident.

Pour certaines femmes se trouvant loin du contrôle social et familial, la nouvelle condition d´immigrée peut être perçue comme étant une clé qui ouvre la porte à la liberté. Pour ceux des hommes qui peinent à s´adapter à leur nouvelle vie, il s´agit de questionner leur statut, ce qui met à l´épreuve la survie et l´épanouissement du couple.

Face au taux de célibat mais surtout de séparations, de divorces et dans certains cas de tragédies au sein des familles camerounaises en Occident, on est en droit de se demander comment combiner les valeurs culturelles et familiales de notre pays avec les réalités de la terre d´accueil. Quelles sont les difficultés à surmonter et les défis à relever par les couples dans le contexte transnational?

De même, qu´est-ce qui met à l´épreuve les couples camerounais à l´étranger? Telle est la question de la semaine

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