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Nord-Ouest: La Bad accorde 12,5 milliards pour lutter contre la pauvreté

Nord-Ouest: La Bad accorde 12,5 milliards pour lutter contre la pauvreté

Les accords de prêt et de don ont été paraphés par le gouvernement camerounais et le représentant-résident de la Banque africaine de développement, lundi 16 décembre 2013.

Développement: La Bad accorde 12,5 milliards pour lutter contre la pauvreté

Les accords de prêt et de don ont été paraphés par le gouvernement camerounais et le représentant-résident de la Banque africaine de développement, lundi 16 décembre 2013.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que 51% de la population de la région du Nord-Ouest vit dans une pauvreté abjecte dont 13% en milieu rural. 70 % de cette population active tire ses revenus essentiellement de l’agriculture. Les performances de ce secteur sont négligeables à cause de l’enclavement des pôles de culture de rente, la faible productivité, la faible valorisation et commercialisation des productions agricoles. Ce tableau peu reluisant n’a pas laissé aussi bien la Banque africaine de développement (Bad) que le gouvernement camerounais. C’est pour tirer le milieu rural de la pauvreté et du sous-développement que la Bad vient d’accorder un prêt de 10,17 milliards et un don de 2,38 milliards au gouvernement camerounais pour le financement du projet d’appui aux infrastructures rurales et au développement participatif de Grassfield phase II, de son acronyme en anglais GP-Derudep phase II. En contrepartie, le gouvernement camerounais s’engage à contribuer à hauteur de 6,59 milliards dans ce projet.

C’est dire si le projet va engloutir la bagatelle somme de 19,14 milliards pour une durée de 5 ans. La cérémonie de signature de ces accords de prêt et de don a eu lieu lundi dernier 16 décembre. Et c’est le palais des congrès de la cité capitale du Nord-Ouest qui a servi de cadre de signature entre le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Emmanuel Nganou Djoumessi et le représentant-résident de la Bad au Cameroun, Racine Kane. Ceci sous le regard très attentif de l’administrateur de la Bad, chargé du Cameriun, Léonard Sentore. Tous deux ont été unanimes sur l’importance de ce projet qui vise à réduire considérablement la pauvreté en zone rurale. Huit communes sur les 36 que compte la région sont concernées. Il s’agit des bassins à fort potentiel de production que sont Widikum, Santa/Tubah, Gayama(Zhoa),Mbaw/Mbonso. A en croire le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, le choix de ces bassins a été conforté par la réalisation d’étude de faisabilité dans la zone d’intervention du projet. Cette phase II du projet GP-Derudep contribuera à l’amélioration de la production agricole et des revenus des populations bénéficiaires, à travers la mise en place d’infrastructures rurales et le renforcement des capacités des acteurs, a poursuivi le ministre. Concrètement, les réalisations projetées sont : l’aménagement hydro-agricole de 610 ha, la réhabilitation de 278 Km de pistes rurales, la réalisation des infrastructures socio-économiques d’accompagnement ainsi que le renforcement des capacités des différents partenaires.

50000 ménages

Pour le Minepat, ce projet qui démarre en janvier 2014 prochain va bénéficier au terme des 5 prochaines années à plus de 250 mille personnes dont une moitié de femmes regroupées au sein de 50 000 ménages auxquels il faut ajouter les transporteurs et les commerçants. Aussi, les coopératives, associations professionnelles agricoles, les communes, les administrations techniques régionales et locales, l’Irad et les Ong bénéficieront d’un renforcement des capacités. Le ministre est convaincu qu’en année de croisière le projet permettra d’accroître la production agricole dans ces zones d’intervention d’environ 37000 tonnes pour un taux de rentabilité économique de l’ordre de 19,3% et une valeur actualisée nette de 15,745 milliards de francs.

La durée de remboursement dudit prêt par le gouvernement est de 50 ans avec 10 ans de différé, pour un taux d’intérêt de 1% par an entre les 11e et 20e années de la dite période et 3% par an par la suite.

Il faut dire que l’exécution judicieuse de la première phase n’a pas laissé indifférente la Bad qui n’a pas hésité à accorder cette deuxième phase. La première d’un montant de 15,7 milliards avait permis de générer des revenus additionnels de l’ordre de 5 milliards aux bénéficiaires, l’augmentation des productions commercialisées de l’ordre de 60%, la réhabilitation de 257Km de pistes rurales, la réalisation d’infrastructures socio-économiques grâce au fonds de développement local, le renforcement des capacités des communautés villageoises. Nganou Djoumessi n’a pas tari d’éloge à l’endroit de la Bad pour son soutien constant. Il a promis que le gouvernement veillera à l’exécution efficace et efficiente de ce projet. Racine Kane, représentant-résident de la Bad au Cameroun a laissé entendre que cette institution panafricaine a déjà investi plus de 500 milliards au Cameroun et est toujours disposé à financer d’autres projets de grande envergure qui permettront au Cameroun d’atteindre l’émergence.

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