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Nord : Deux otages détenus au Tchad retrouvent leur liberté, après deux semaines de captivité

Nord : Deux otages détenus au Tchad retrouvent leur liberté, après deux semaines de captivité

Ils affirment avoir été enlevés par des militaires tchadiens qui leur ont réclamé 10 millions FCFA de rançon.

Kidnappés dans la nuit du 23 au 24 mai 2017 par des individus lourdement armés, Yakoubou Ousmane et Harouna Hassan ont recouvré leur liberté en mi-journée le 4 juin dernier. Ils ont été libérés par leurs ravisseurs, après avoir été retenus captifs pendant deux semaines en territoire tchadien.

D’après le témoignage de Yokoubou Ousmane, ils auraient été retenus dans un camp militaire. « Nous étions gardés dans un campement qui ressemblait en tout point de vue à un camp militaire. Des hommes vêtus d’uniformes de l’armée tchadienne veillaient sur nous. Ils étaient une centaine dans ce campement bien organisés et disciplinés ». Et de rajouter que «  Le 04 juin, quelques-uns parmi eux sont rentrés au camp  furieux. Après une discussion entre eux, il a été suggéré que nous soyons exécutés. D’autres par contre, plaidaient pour notre libération ».

Il s’avère que les otages ont subi des violences physiques et des tortures et une rançon leur a été demandée. « Ils nous fouettaient jour et nuit. Il suffit de voir les blessures que j’ai sur le corps pour imaginer le calvaire. En nous torturant, ils espéraient que nous finirions par leur promettre quelques chose, or, nous ne disposions pas des 10 millions FCFA demandés », confie l’un des otages.

A en croire les propos d’Harouna Hassan, ils ont été raccompagnés par la suite jusqu’à la sortie du camp en leur montrant le chemin à suivre. Et c’est au terme de trois jours de marche qu’ils sont arrivés à Touboro, dans la région du Nord, peut-on lire dans le journal.

Et c’est une fois arrivés à destination que les deux otages ont été pris en main par les autorités militaires. Interrogés au sujet de leur captivité, ils ont affirmé avoir été détenus en territoire tchadien, non loin de la frontière, ont-ils précisé.

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