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Ngaoundéré: L’insécurité fait son nid dans la zone universitaire de Dang

Ngaoundéré: L’insécurité fait son nid dans la zone universitaire de Dang

La zone estudiantine est le lieu le plus prisé par les hors-la-loi.

C’est devenu un véritable calvaire pour les étudiants qui ont décidé de rester passer les vacances dans leurs mini-cités à Dang, à Ngaoundéré dans la Région de l’Adamaoua. L’insécurité y gagne des proportions qui deviennent aujourd’hui inquiétantes. «Trop c’est trop, c’est la deuxième fois en l’espace de trois semaines que les bandits ont forcé ma chambre et l’ont vidée de tout son contenu. Ils ont emporté la plaque et la bouteille à gaz lors de leur premier forfait. La deuxième fois, ils ont tenté d’emporter le lit et le matelas. Le bruit a alerté mes voisins qui sont sortis et le voleur a pris la fuite», témoigne Jules, un étudiant.

Ce témoignage n’est juste qu’un cas de figure parmi tant d’autres, qui présente ce que les étudiants de ce côté du Cameroun connaissent aujourd’hui comme mauvaise expérience. Le Quotidien Emergence du 25 août 2016 précise qu’en plus, ces «malfrats ne sont même plus dissuadés par la présence des postes de police et de gendarmerie qui ne comptent en leur sein que quelques éléments». Ils ont pour mode opératoire, entre autres, le braquage, les agressions à main armée, le vol des motos, le vol à l’arraché, le guet-apens tendu dans les zones obscures.

Des sources révèlent qu’il ne se passe plus une seule nuit sans qu’un cas de vol ou d’agression ne soit signalé chez les forces de maintien de l’ordre. Il faut dire que le phénomène inquiète ces étudiants qui sont restés à Dang pour y passer leurs vacances.

Si on s’en tient à certaines indiscrétions, le phénomène ci-dessus décrié est récurrent à cette période de l’année. Et la psychose due devient grandissante au sein de la communauté estudiantine. «J’ai trop peur maintenant de sortir de ma chambre dès 19 heures à cause de multiples agressions et cas de vols qui sont signalés çà et là, ici à Dang. Malgré cette précaution, je sais que je ne suis pas à l’abri des bandits ce d’autant plus qu’ils font aussi irruption dans les chambres. On s’en remet à Dieu», déclare Nicoline, une étudiante.

Pour bon nombre d’étudiants de Dang, il est temps pour que les autorités compétentes prennent au sérieux la situation qui prévaut.

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