Ngaoundéré: le temps des réglages

Les préparatifs en vue de la célébration de la fête nationale s’intensifient dans les différents états-majors.

Hier, lors du dernier passage des troupes à la séance d’entraînement matinale, le colonel Toungue Elias, commandant de  la légion de gendarmerie de l’Adamaoua,  a exprimé ses attentes à ses proches collaborateurs, les capitaines Nsangou et Idrissou. Aujourd’hui et demain, les trois pelotons de la gendarmerie nationale ont encore l’occasion de redresser les choses avant les répétitions générales qui démarrent la semaine prochaine à la Place des fêtes.
« Depuis plusieurs semaines, chaque formation se prépare à l’intérieur de ses installations avant les répétitions générales qui commencent mardi », souligne de son côté le colonel Martin Mvondo, commandant du Secteur militaire N°5. Pendant trois jours, l’armée de terre, l’armée de l’air, la gendarmerie nationale, la police,  les forces paramilitaires (douanes, personnels des Forêts et de la Faune), anciens combattants, et les acteurs du défilé civil (établissements scolaires, associations, partis politiques…) vont harmoniser le mouvement d’ensemble qu’ils proposeront le 20 mai à la Place des fêtes. Toutes les activités sont coordonnées par le gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar.
L’armée de terre s’entraîne tous les après-midis au Cifan. La Douane a confié la préparation de ses éléments au Secteur militaire terrestre N°5.  Chaque matin, dès 6h30, la police nationale, sous la conduite du délégué régional, le commissaire divisionnaire Jacques Mem, se retrouve au Champ de prière, à l’esplanade de la Police judiciaire, pour les entraînements. Même sous la pluie, les forces de défense et de sécurité sont sur le pont, a constaté C.T.  Cette année, le colonel Oba, chef d’état-major de la 31e BRIM, sera le commandant des troupes à Ngaoundéré. Il aura comme adjoint, le chef d’escadron David Dogge.  Quid du matériel ?  «C’est la grande première. Contrairement aux années antérieures où le matériel arrivait presque la veille cette année, il est arrivé suffisamment tôt. On l’a déjà même dispatché », confirme le colonel Toungue Elias. Les opérations du défilé civil sont supervisées par le délégué régional de la Jeunesse et de l’Education civique, Frédéric Bago.