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Mouvement d’humeur: Les transporteurs routiers annoncent une grève le 3 octobre 2016

Mouvement d’humeur: Les transporteurs routiers annoncent une grève le 3 octobre 2016

Les syndicats du secteur du transport routier viennent d’informer le Premier Ministre de leur décision de protester pacifiquement contre l’augmentation des tarifs d’assurance depuis le 1er septembre 2016.

Le «Collectif des Organisations des Consommateurs pour la Baisse des Prix des Tarifs et des Primes d’Assurance» a adressé un Premier Ministre, Philémon Yang, une correspondance, le 21 septembre 2016. «Monsieur le Premier Ministre, faisant suite à la déclaration du préavis de grève pacifique, que nous avons adressé en date du 2 septembre 2016 relative aux primes d’assurance, il nous a été donné de constater avec regret que le silence accordé par vous traduit la mauvaise volonté de dialogue des points saillants des problèmes des consommateurs/transporteurs qui auront surement un impact sur les populations», écrit le collectif conduit par André Kanomegne et Christian Paul Philémon Ngon.

«Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que la déclaration du préavis de grève que nous vous avons adressée et prévu le 19 septembre 2016, démarre le lundi 3 octobre 2016 à partir de 6 heures du matin par un arrêt de travail des transporteurs et des véhicules personnels sur l’ensemble du territoire», poursuit le syndicat dans sa correspondance.

Le Quotidien de l’Économie du 29 septembre 2016 souligne que les transporteurs sont courroucés à cause de la décision du Ministère des Finances (MINFI) qui porte augmentation des tarifs des primes d’assurance qui a pris effet depuis le 1erseptembre 2016. D’après des études du collectif, «les tarifs 4 zone A ont subi une augmentation relative de 32 000 FCFA pour les primes d’assurance de six mois des véhicules de 2 à 4 chevaux à essence diesel. À cela s’ajoute l’instauration du paiement des primes d’assurance d’un minimum de six mois au lieu de 2 à 3 mois comme au paravent», peut-on lire.

Pour le collectif des consommateurs, «la décision du MINFI n’est pas encadrée par des mesures d’accompagnement et aucune étude d’impact environnemental de ladite décision ministérielle n’a été faite». Les syndicalistes exigent également la restauration du paiement des primes d’assurance à validité minimale de deux mois pour permettre aux consommateurs de lutter contre la pauvreté.

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