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Mouvement d’humeur: Les ex employés des 48 sociétés d’État opèrent de nouveau un sit-in au ministère des finances

Mouvement d’humeur: Les ex employés des 48 sociétés d’État opèrent de nouveau un sit-in au ministère des finances

Ils réclament la suite des paiements de leurs droits sociaux suspendus depuis janvier 2014.

Les ex employés des 48 sociétés d’État liquidées ou restructurées sont de retour à l’esplanade du ministère des finances. Depuis cette mi-journée du mardi 28 octobre 2014, ces infortunés font un sit-in, à l’entrée principale de l’immeuble abritant les services du grand argentier de l’État,  M. Alamine Ousmane Mey.

Le 22 octobre courant, les frondeurs avaient déjà  servi un préavis de  manifestations au préfet du Mfoundi M. Jean-Claude Tsila. Sur le document dont nous avons pu obtenir copie, le président dudit  collectif, M. Moukondo René David, sollicitait formellement  la mise à disposition des forces du maintien de l’ordre pour pouvoir encadrer leur mouvement. En sus, dans la foulée, il énonçait aussi  distinctement les tenants et les aboutissants de la grève, à savoir : le paiement intégral des reliquats des droits sociaux et de la prime de reconversion.

Lorsqu’il s’est exprimé  sur les lieux de la grève face à une foule d’anciens employés furieux, en présence des commissaires divisionnaires Akunji épouse Ewu Ngeme et Chetima Malla, accompagnés de leurs hommes. Le président du collectif des ex employés des 48 sociétés d’Etat, M. Moukondo René David  a invité ses compagnons d’infortune à beaucoup de civisme. « Nous ne devons, en aucun cas troubler l’ordre public, ni empêcher au ministre des finances M. Alamine Ousmane Mey, d’accéder à son cabinet comme nous l’avons déjà fait de par le passé. »,  a-t-il insisté, avant de conclure : « Le ministre Alamine a trop fait pour nous, après le paiement de trois mois, nous sollicitons la suite des opérations suspendues depuis janvier 2014. C’est la raison pour laquelle, nous nous engageons à venir ici tous les jours, jusqu’à la date du  paiement escompté. En plus, nous tenons à rappeler au ministre que 6000 autres personnes n’ont pas toujours été payées ».

Interrogés quelques minutes après l’allocution du président de leur collectif, certains ex employés n’ont pas caché leur amertume : « Plus de 25 ans de réclamations c’est trop ! Quel est le motif de l’arrêt des paiements de janvier 2014 ? » s’est  exclamé Henri Atangana.  Pour Marc Tegue, un autre ex employé : « Que le ministre des finances tienne compte des recommandations et conclusions de l’audit du cabinet B and P ».

 

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