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Mouvement d’humeur: Les avocats d’expression anglaise annoncent une grève le mardi 11 octobre 2016

Mouvement d’humeur: Les avocats d’expression anglaise annoncent une grève le mardi 11 octobre 2016

Au centre de ce mouvement d’humeur, l’inexistence de la version anglaise des actes uniformes OHADA.

Après l’interdiction de la conférence de presse qui portait sur la nécessité de la traduction  en anglais de l’acte uniforme OHADA par le Sous-préfet Jean-Marc Ekoa Mbarga de Douala I, les avocats anglophones ont décidé de passer à l’étape supérieure. À cet effet, ils annoncent dès demain mardi 11, jusqu’au vendredi 14 octobre 2016, une grève sur toute l’étendue du territoire national, indique Le Messager du lundi 10 octobre 2016.

«Vous êtes au courant de l’interdiction de la conférence de presse de Douala relative à la loi OHADA qui n’a pas de version officielle en anglais. Le Gouvernement a fait la sourde d’oreille à nos doléances. Nous avons décidé d’observer un sit-in des avocats de la Common Law, du mardi au 11 au vendredi 14 octobre 2016», précisent-ils. D’après ces derniers, ce mot d’ordre de grève a pour but d’explorer tous les contours des humiliations et à combattre les injustices dont sont victimes les avocats d’expression anglaise au Cameroun.

Si cette grève  concerne à priori les avocats anglophones, Me Agbor Nkongho invite leurs confrères du droit civil (Francophone), «à se joindre à nous pendant ces quatre jours de grève pour combattre cette injustice et l’érosion du Common Law et principe du droit dans ce pays», peut-on lire dans le journal. Pendant cette grève, les avocats entendent donc boycotter les audiences devant les tribunaux et cours d’appel dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Par ailleurs, ces avocats de versions anglaises exigent du Chef de l’État la tenue du Conseil national de magistrature. Lequel Conseil veillera à ce que les  magistrats postés dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest soient d’expression anglaise, formés dans la culture du Common Law System. «Nous adressons un mémorandum au Chef de l’État parce qu’il a la possibilité de trancher. C’est d’ailleurs lui le patron en chef du Conseil national de magistrature», souligne Me Harmony Boga.

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