Moushira Khattab en visite chez le Minrex au Cameroun

La diplomate, reçue en audience lundi par le ministre camerounais des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella, serait parmi les candidats à la prochaine présidentielle égyptienne

 

Au sortir de l’audience qui lui a été accordée lundi 27 juin 2016, Dr. Moushira Khattab, diplomate de carrière, réorientée vers le développement et les droits de l’homme durant les 15 dernières années, ne s’est pas exprimée sur le sujet des échanges avec le ministre camerounais des relations extérieures. Selon certains observateurs de la scène diplomatique, elle « serait venue (au Cameroun, Ndlr) parler de son projet de candidature » à l’élection présidentielle à venir dans son pays, l’Egypte. Selon certaines sources, elle lorgnerait également le poste de Dg de l’Unesco.

Dr. Moushira Khattab a servi comme ambassadrice auprès des Républiques Tchèque et Slovaque (1992-1994) et comme premier ambassadeur d’Égypte en Afrique du Sud (1994-1999). A servi en tant que Secrétaire générale du Conseil National Égyptien pour l’Enfance et la Maternité (Cnem) (1999-2010), plus haute entité nationale en charge de la coordination, la surveillance, le suivi du budget ainsi que la proposition d’actions nationales en faveur des questions de l’enfance et de la maternité. Elle a démontré une vision moderne et du courage dans la défense de ses positions, en particulier celles qui ont trait à la création d’une culture favorable au développement durable et des droits humains.

 

 

Dr. Moushira Khattab fut également experte, vice-présidente et rapporteuse de la Commission des Nations-Unies sur les droits de l’enfant à Genève de 2002 à 2010. Elle est parvenue à retirer les réserves Égyptiennes par rapport à la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde) de 2003.

La diplomate égyptienne a à son actif un grand nombre de réalisations à la fois concrètes et largement reconnues dans les domaines de la diplomatie, de l’éducation, de la culture, du développement durable et des droits humains. En décembre 2013, elle se classe au troisième rang parmi les cinq premières femmes militantes pour les droits de l’homme dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Femme dynamique et animée par le désir bâtir un consensus autour des questions cruciales, elle a occupé de prestigieux postes tant dans son pays qu’à l’international.