Mortalité maternelle et infantile, le combat se poursuit!

La campagne du premier tour de la Semaine d’actions de santé et de nutrition couplée à la Semaine africaine de vaccination s’est achevée le week-end dernier au Cameroun

Les équipes du ministère camerounais de la Santé publique ont organisé du 3 au 5 juillet 2015 le premier tour de la Semaine d’actions de santé et de nutrition infantile et maternelle (Sasnim), couplé à la Semaine africaine de vaccination (Sav). Cette campagne rendre dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5, que le Cameroun veut atteindre. D’où la mission de réduire de 2/3 la mortalité infantile et de 3/4 la mortalité maternelle.

Pour marquer leur passage dans les quartiers de Yaoundé, les équipes sanitaires disséminées ont laissé des indicateurs. Sur les murs ou les portails des maisons, on peut lire «Sasnim 1» suivi d’un chiffre correspondant au nombre d’enfants vaccinés contre la polio et ayant reçu les autres prestations du package. Une preuve, pour le Minsanté, du porte à porte dont l’objectif est de toucher le plus d’enfants possible et de pouvoir convaincre les parents réfractaires à la vaccination de leur progéniture âgée de 0 à 5 ans.

A Yaoundé, cette campagne de sensibilisation s’est aussi déroulée dans les districts de santé, les marchés et autres lieux de culte.

Pour cette première opération de l’année 2015, il a été également question d’administrer la Vitamine A à tous les enfants âgés de six mois à cinq ans, de déparasiter tous ceux qui sont âgés d’un à cinq ans.

Concernant les femmes enceintes à partir du quatrième mois de grossesse, il s’est agi de leur administrer le traitement préventif intermittent du paludisme. Pour les retardataires à la vaccination, ce premier tour est une occasion de rattrapage dans 13 districts de santé des enfants dont l’âge oscille entre 0 et 11 mois. A cette catégorie, se joignent les femmes enceintes n’ayant pas respecté leur calendrier vaccinal dans le cadre du Programme élargi de vaccination (Pev) de routine.

Les séances de dépistage de la malnutrition chez les enfants âgés d’un à cinq ans dans 13 districts de santé de l’Extrême-Nord, deux dans l’Adamaoua et dix à l’Est sont également comptés. Tant pour les populations camerounaises, que pour les réfugiés, victimes des exactions de la secte islamique Boko Haram.

Le rendez-vous est pris en décembre prochain pour le deuxième tour.