Mondial féminin 2019 : malgré sa méforme, Gaëlle Enganamouit veut renaître de ses cendres

La phase finale de la 8e Coupe du monde de football féminin qui a commencé depuis trois jours en France, enregistre ce lundi 10 juin 2019, l’entrée en compétions de l’équipe du Cameroun avec en son sein un certaine Gaëlle Enganamouit, cible des critiques virulentes de certains fans.

Avec une nouvelle coiffure, un nouveau regard, un nouveau maillot, Gaëlle Enganamouit a changé complément de look. A la faveur de la Coupe du monde France 2019, le ballon d’or africain 2015 veut renaitre de ses cendres.

Depuis trois ans, la meilleure buteuse de l’histoire du Cameroun en Coupe du monde aligne des contres performances tant en club qu’en sélection nationale. Et comme un malheur ne vient jamais seul, l’enfant des Rails, âgée de 27 ans a été éloignée pendant longtemps des stades à cause de blessure.

Malgré cette loi des séries, Gaëlle Enganamouit, en méforme, sans club professionnel, est dans le cercle très fermé des 23 Lionnes indomptables sélectionnées pour le Mondial dans l’hexagone.

Ainsi, contre vents et marées, l’entraineur Alain Djemfa a décidé de miser sur cette ancienne favorite devenue un outsider et une cible des critiques virulentes de certains fans. Protégée et choyée, le célèbre dossard 17 des Lionnes indomptables sera sans aucun doute, la surprise du coach en chef de la sélection camerounaise. La balle est désormais dans son camp pour démontrer qu’elle n’est pas finie.

Dans l’ensemble, le Cameroun compte sur l’expérience de ses joueuses pour briller à cette 8e coupe du monde. L’on retrouve dans la tanière, plus de la moitié des cadres qui avaient porté le drapeau vert rouge jaune en 8e de finale il y a quatre ans au Canada. Les Lionnes indomptables n’étaient pas favorites tout comme aujourd’hui elles rencontrent respectivement au premier tour le Canada, les Pays Bas et la Nouvelle Zélande. Des adversaires mieux placés à la bourse des valeurs FIFA.  L’âge des cadres, qui ont vieilli, pourrait aussi constituer un véritable handicape dans le déploiement du jeu du Cameroun.

Nonobstant ces éléments défavorables, la capitaine Christine Mani et ses coéquipières croient dur comme fer, qu’elles franchiront au moins le premier tour. C’est tout le mal qu’on leur souhaite !