Monde – Sport: L’américain Muhammad Ali est mort. La légende de la boxe, vainqueur de George Foreman en 1974 en Afrique, a succombé à des problèmes respiratoires

Mohamed Ali est décédé dans la nuit du vendredi 03 juin 2016 suite à des problèmes respiratoires à Phoenix aux Etats-Unis.

Réputé comme étant le plus grand boxeur de tous les temps, Muhammad Ali abandonne ainsi ses très nombreux fans à l’âge de 74 ans. Jusqu’à sa mort, il a combattu la maladie de Parkinson qu’il a contractée il y a 32 ans. Né sous le nom de Cassius Marcellus, l’illustre défunt a été rebaptisé Mohamed Ali après s’être converti à l’islam en 1965.
Pugiliste très technique au style particulier, Muhammad Ali a livré durant sa longue carrière dans la catégorie des poids lourds, débutée dans les années 50,  61 combats pour 7 défaites seulement et 56 victoires dont 37 par KO. L’un de ses combats mythiques, est celui livre contre George Foreman en 1974 à Kinshasa, capitale du Zaïre, pays africain aujourd’hui rebaptisé «République démocratique du Congo». Selon des spécialités du noble art, ce combat gagné par Mohamed Ali, demeure le plus grand de l’histoire de la boxe anglaise. The Greatest, qui avait comme slogan «Vole comme un papillon, pique comme l’abeille, oh, et vas-y cogne mon gars, cogne ! », possède dans son riche palmarès, plusieurs titres de champion du monde.
Depuis l’annonce officielle de son décès, les hommages tombent abondamment tant du monde sportif, que du monde culturel et politique où le boxeur engagé était très apprécié par certains illustres hommes politiques. «Il est parti cette nuit. Sans bruit, dans une nouvelle période de tensions identitaires. C’est un symbole pour ce champion connu pour ses combats sur les rings et pour les droits civiques des noirs américains. Son combat avec Foreman à Kinshasa a consacré l’histoire noire dans la longue durée entre Afrique et Amérique. Mais c’est plus de vingt ans plus tard, en 1996 que les États-Unis ont oublié le converti à l’islam pour consacrer le champion, le premier poids lourd à regagner une ceinture de champion du monde. À quelques jours d’une entrée dans la période du carême, que bien des politiques seraient tentés de récupérer, à tous ces chantres de la division identitaire, j’ai envie de crier “Ali Boma Ya” . RIP Champion, the Greatest» témoignage du journaliste Hervé Kouamouo.