Mobilisation pour la famille

Des juristes catholiques appellent à un engagement général pour sauver le noyau de la société.

Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, a espéré samedi 18 juillet 2015, que les fruits du débat organisé par l’Association des juristes catholiques du Cameroun à la paroisse-cathédrale pourront se retrouver dans le synode qui se tiendra à Rome en octobre au sujet de la famille. C’est pour la famille en difficulté à qui l’on veut imposer les pratiques homosexuelles, celle qui n’arrive pas à gagner ce qu’il faut pour se loger, se soigner, se vêtir et éduquer ses membres correctement, que ces croyants se sont en effet mis en mouvement l’autre samedi. Le rempart que la communauté nationale devrait élever contre ces attaques est une société plus juste, fraternelle qui protège les plus défavorisés, pensent-ils. La qualité des relations familiales est décisive pour le bien-être de l’individu et de l’ensemble social, a spécialement jugé Sandrine Soppo, présidente de l’association organisatrice de cette après-midi de discussion et d’apprentissage.

C’est de ce noyau initial de toute société, assailli de toutes parts, que des fidèles catholiques spécialistes du droit, se préoccupaient donc. La famille, depuis le mariage universellement admis comme l’alliance d’un homme et d’une femme pour fonder un foyer, bien au-delà de la seule conception chrétienne, jusqu’à la cellule économique consommatrice, est en crise, ont constaté les membres de l’assemblée. Pour eux, le rôle des juristes chrétiens est évident à cet égard. Même si le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, Laurent Esso a regretté, en tant que « simple invité » que le juriste chrétien catholique redoute d’affirmer sa foi dans ce conflit entre la société telle qu’elle est devenue difficile à vivre et l’engagement qui doit être le sien. Il a espéré entendre davantage à l’avenir ses coreligionnaires défendre la morale chrétienne.

En d’autres termes, l’archevêque de Douala a insisté sur le rôle du chrétien mobilisé dès lors que l’idéologie qui veut être imposée pour des mariages contre-nature par exemple est préparée. Elle ne peut être repoussée, par conséquent, sans une réplique tout aussi structurée qui compterait sur les hommes qui dirigent ou influencent l’Etat.