Migrants: Une Europe a plusieurs vitesses

Le débat mené jeudi soir au sommet européen sur la gestion européenne de la migration a révélé une Europe à plusieurs vitesses, a constaté vendredi après-midi le Premier ministre belge Charles Michel à l’issue du sommet européen.

“J’ai constaté que beaucoup de pays ont plaidé pour une approche volontariste en matière de migration”, un phénomène qui restera prégnant ces prochaines années car “les causes (qui le provoquent) sont sérieuses”, a commenté le Premier ministre. “Malgré cela, ça n’a pas été possible pour certains pays de prendre leurs responsabilités. Et je parle du point de vue d’un pays qui est solidaire et qui prend sa part de responsabilités”.

Pour M. Michel, il s’agit ni plus ni moins “d’une question de volonté de travailler ensemble”, pointant le débats sur “deux mots (volontaire ou obligatoire, ndlr) qui ont une importance politique forte pour l’avenir de l’Europe”.

Le débat s’est tendu, jeudi soir, entre les partisans – le Premier ministre italien Matteo Renzi en tête – d’une répartition obligatoire de 60.000 migrants à travers toute l’Europe et ceux, dont les pays baltes, la Pologne et certains pays de l’Est, qui veulent que cette répartition se fasse sur base volontaire.

A son arrivée au second jour du sommet, M. Michel avait déjà critiqué “un spectacle affligeant et indigne pour l’Europe”.

A côté de ce sujet houleux, la question de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE (et celle du Brexit), brièvement évoquée, a finalement suscité peu d’émotion. Charles Michel a été le seul à prendre la parole après l’exposé de son homologue britannique David Cameron, suscitant un certain agacement côté britannique. Il a demandé que tous les Etats membres et la Commission européenne soient associés dès les premiers moments – les consultations juridiques – de la réflexion.

Le sujet du Brexit reviendra au menu du Conseil européen de décembre, après la Convention conservatrice de l’automne